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Kim Rusk se confie sur ses projets: «Je ne suis pas à 100% sur mon X, mais je ne suis pas loin de l’être.»

Alicia Bélanger-Bolduc

2026-03-10T10:05:00Z

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Kim Rusk est une femme de tous les instants et fonceuse. Elle jongle présentement entre plusieurs projets, dont la radio, et sa vie familiale bien occupée.

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Tu es présentement éditrice en résidence pour le magazine Camper. Pourquoi avoir voulu faire partie de ce projet ?

C’est un magazine qui existe depuis les trente dernières années, qui s’appelait auparavant Camping Caravaning. Ils m’ont approchée pour que je contribue à un article sur mon expérience de camping, mais puisque je ne fais jamais les choses à moitié, je trouvais qu’il y avait de la place pour retravailler leur image, moderniser le magazine, ce à quoi ils ont répondu avec excitation. Je fais du camping depuis toujours. J’ai moi-même eu plusieurs motorisés et ça me ramène à mes souvenirs d’enfance. On est présentement en train de travailler sur le numéro qui va sortir au mois de juin.

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Cette activité a donc toujours fait partie de ta vie ?

J’ai les plus belles et les pires anecdotes de camping. On est partis sur de longs voyages en famille. Ce n’est pas juste la destination qui est importante, c’est le fait de porter ta maison avec toi, ton petit confort. Je suis partie à la découverte du Québec à plusieurs reprises, j’ai créé de nombreux souvenirs en famille et rencontré plusieurs personnes qui sont devenues des amies. Le camping, c’est ralentir, respirer et prendre le temps. C’est en rencontrant le père de ma fille, qui avait envie de partir dans ce genre d’aventure, que j’ai pu retrouver cette passion. Avec des enfants, c’est facile de partir dans ce genre de voyage.

Est-ce que ta fille, Billie, a la même passion que toi ?

Oui. J’ai d’ailleurs écrit un article intitulé Liberté dans un cadre à cet effet. Le camping ramène aux bases. Dans la nature, le contact humain, ça crée un microvillage. Dans les années 1990, les enfants pouvaient se promener en vélo un peu partout et on n’avait pas peur. Le camping apporte ce sentiment de sécurité. Elle a des règles à respecter, mais je la laisse être plus libre dans ce contexte. Ce n’est pas tout le monde qui a les moyens de partir en voyage en Europe avec ses enfants     ; c’est une très belle alternative pour vivre de beaux moments en famille.

Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

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Tu as participé au vidéoclip de Matt Lang, She Stole My Truck, dernièrement. Comment était-ce de vivre cette expérience de femme fatale ?

Matt et moi sommes amis depuis longtemps et ce n’est pas la première fois qu’il me proposait de faire un projet avec lui, mais il y avait toujours un conflit d’horaire. À un moment, on était à Nashville en même temps et il m’a invitée en studio pour entendre la chanson. Je l’avais trouvée tellement bonne. Quand on s’est reparlé pour que je fasse partie du vidéoclip, la réponse a été facile. C’est une histoire d’amour sur une fille assez rebelle qui vole l’auto de son cowboy. Ça m’a rappelé le vidéoclip Crazy d’Aerosmith, qui a été pour moi très marquant. Le lancement de son nouvel album se fera en octobre prochain et plusieurs personnes font des caméos dans les vidéoclips.

Un autre de tes projets qui a fait jaser est la vente de photos de tes pieds pour La guignolée des médias. Comment est venue cette idée farfelue ?

C’est vraiment venu en rigolant à la radio. C’est un milieu instantané et on parlait de ce sujet quand, sur la messagerie texte, les gens ont commencé à blaguer sur combien ils donneraient pour une photo de mes pieds. On a fait monter les enchères et ça a pris des proportions démesurées, surtout sur les réseaux sociaux. Tant mieux si ça a fait jaser et qu’on a pu récolter plus de 5000 $ pour une cause qui me tient à cœur.

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La radio est un média de proximité. Comment décides-tu ce que tu as envie de dévoiler sur ta vie ou non ?

Ça dépend des phases de ma vie et des sujets. Il y a des moments où je suis plus à l’aise, je n’ai pas de filtre, mais dans des moments de transition, j’ai tendance à garder ça pour moi. Je suis maintenant dans l’équipe du matin à Énergie, donc je dois aussi trouver mon pouls. Mes collègues deviennent souvent mes amis   ; on passe tellement d’heures ensemble que c’est sûr qu’on se confie les uns aux autres, mais je dois parfois préciser que certaines choses doivent rester entre nous. La meilleure façon de contrôler l’information, c’est de contrôler ce que je dis. Quand je ne suis pas prête à parler de quelque chose, j’attends.

Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

Quand on pense à toi, on imagine la fille fonceuse qui aime se jeter dans le vide. Dirais-tu que ça te représente bien ?

J’y vais vraiment avec ce qui me passionne. J’aurai un nouveau projet bientôt et c’est en m’entendant à la radio qu’ils ont pensé à moi. La vie fait bien les choses, mais je ne fais pas n’importe quoi avec n’importe qui. J’ai participé à des émissions comme Sortez-moi d’ici ! et Les testeurs, qui m’ont amenée à repousser mes limites. Je suis très partante, mais c’est vraiment du cas par cas. Je ne mentirais pas en disant que, parfois, je n’analyse pas assez la charge de travail et je m’embarque dans un projet trop gros pour moi ! (rires)

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Tentes-tu d’élever ta fille avec ce même mode de pensée ?

C’est une grande petite. Elle me fascine par son hypersensibilité et sa grande maturité émotive. Elle fait de très bons raisonnements. Elle est empathique et sait se mettre dans la peau des autres. Elle me fait prendre conscience de plein de choses et me fait évoluer. Je lui laisse la latitude pour s’exprimer, mais ça reste une petite fille que je tente de guider du mieux que je peux. C’est un défi d’être une maman et un papa à la fois. C’est un travail qui n’arrête jamais. Elle vit certains défis comme tous les enfants, mais son père et moi sommes là pour la soutenir.

Comment concilies-tu la vie familiale et ta vie professionnelle très chargée ?

Elle restera toujours ma priorité. Je fais beaucoup de bénévolat à son école. Parfois, je n’ai que quelques heures entre deux obligations professionnelles, mais je vais quand même aller faire de la lecture aux élèves parce que c’est important pour moi. Je veux qu’elle sache que je serai toujours là pour elle. Après ça, il faut faire certains sacrifices, mais c’est ce que j’ai envie de faire pour elle.

Avec ton papa, Patrick Zabé, qui vit des difficultés, tu dois savourer les moments en famille encore plus.

Dernièrement, c’était l’anniversaire de mon frère et le mien    ; j’ai eu 42 ans et on a fait un gros déjeuner familial à Québec pour célébrer. Mon père va bien. Il est stable, et ce n’était déjà pas le cas l’été dernier. Il a 84 ans et, avec le Parkinson et les opérations qu’il a eues dernièrement, c’est un vrai combattant. Il est très bien entouré de médecins et de sa femme, qui en prend bien soin. On est très privilégiés de toujours l’avoir avec nous.

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Julien Faugere / TVA Publications
Julien Faugere / TVA Publications

Comment va ta vie personnelle en ce moment ?

Je suis célibataire, mais je suis très bien entourée d’amis et je vais très bien. Je veux que la prochaine personne soit la bonne, mais je ne cherche pas non plus en ce moment    ; je prends mon temps. Je suis une femme indépendante : je gère bien ma vie et mes finances, j’ai une maison et ma fille. La prochaine personne qui entrera dans ma vie devra être prête à s’investir avec moi, mais aussi avec ma fille.

Tu développes un projet en ce moment. Quel est-il ?

Je vais avoir mon podcast. Ça sortira en avril et ça promet d’être gros. On sort des sentiers battus, je crois. Je vais ressortir mon petit côté givré. Pour le moment, c’est ce qui m’occupe le plus avec la radio. Je suis maintenant dans l’émission du matin à Énergie et c’est un ajustement. Avec ma fille, qui est plus jeune, c’était un bon moment pour faire ce changement. J’ai quelqu’un qui s’occupe d’elle le matin et je vais la chercher vers 15 h à l’école, donc on a beaucoup de temps ensemble. Pour l’instant, je ne suis pas à 100 % sur mon X, mais je ne suis pas loin de l’être.

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