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Julien BriseBois n’aura pas eu le temps de s’ennuyer de Montréal

Le Lightning et le Canadien s’affronteront dès la première ronde des séries éliminatoires

Le directeur général du Lightning de Tampa Bay, Julien BriseBois, a visité des étudiants et des gens impliqués dans le domaine sportif le 8 avril 2026, à Montréal, à l’occasion d’une rencontre organisée par le Pôle sports HEC Montréal.
Le directeur général du Lightning de Tampa Bay, Julien BriseBois, a visité des étudiants et des gens impliqués dans le domaine sportif le 8 avril 2026, à Montréal, à l’occasion d’une rencontre organisée par le Pôle sports HEC Montréal. Photo Valérie Paquette / fournie par Pôle sports HEC Montréal
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2026-04-15T04:15:00Z

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Le Québécois Julien BriseBois avait fait preuve d’humour et de diplomatie quand on lui avait demandé si la possibilité d’un duel entre le Lightning de Tampa Bay et le Canadien l’enchantait en vue du premier tour des séries éliminatoires.

• À lire aussi : On s’attend à une série explosive entre le Canadien et le Lightning !

« Si on se rencontre, j’aimerais mieux que ce soit en deuxième ronde, souhaitait le directeur général du Lightning, avec un sourire en coin. Ça voudrait dire qu’on a chacun franchi le premier tour avec succès. »

Son vœu n’a pas été exaucé : le Lightning et le Canadien s’affronteront bel et bien d’entrée de jeu et BriseBois n’aura pas eu le temps de s’ennuyer de Montréal.

À son plus récent séjour, plus tôt ce mois-ci, l’homme de 49 ans en a profité pour visiter des étudiants et des gens de l’industrie durant une rencontre organisée par le Pôle sports HEC Montréal. Il a alors raconté son parcours en plus d’offrir des leçons sur le leadership chez les organisations sportives de haut niveau.

Diplômé en droit de l’Université de Montréal en 1999 et membre du Barreau du Québec, BriseBois n’oublie pas d’où il vient. Rappelons qu’il a aussi travaillé pour l’organisation du Canadien de 2001 à 2010.

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« C’est toujours agréable de venir à Montréal », témoignait par ailleurs le natif de Greenfield Park tandis que la fièvre des séries envahissait la métropole.

« Une foule électrique »

BriseBois tenait ces propos avant même la rencontre du 9 avril, au Centre Bell, au cours de laquelle Cole Caufield avait inscrit son 50e but de la saison dans une ambiance complètement folle. Juraj Slafkovsky, avec son 30e, avait ensuite marqué le but gagnant avec 64 secondes à écouler à la troisième période, dans un gain de 2 à 1 du Canadien.

Cole Caufield avait été nommé la première étoile du match le jeudi 9 avril, au Centre Bell, après avoir marqué son 50e but de la saison dans une partie contre le Lightning de Tampa Bay.
Cole Caufield avait été nommé la première étoile du match le jeudi 9 avril, au Centre Bell, après avoir marqué son 50e but de la saison dans une partie contre le Lightning de Tampa Bay. Photo MARTIN CHEVALIER

Malgré ce résultat, le discours de BriseBois ne change pas. Il précise d’ailleurs qu’il n’est pas le seul chez le Lightning à adorer l’ambiance des matchs au Centre Bell.

« C’est un amphithéâtre mythique, la foule est électrique à chaque fois et notre entraîneur-chef Jon Cooper adore ça », note-t-il.

Personne ne s’ennuiera

S’il conserve une place dans son cœur pour les chauds partisans du Canadien, BriseBois n’est pas moins engagé à 100 % dans les succès du Lightning.

À propos du match du 9 avril, il avait surtout été ponctué de plusieurs mêlées. Pratiquement après chaque coup de sifflet. Si c’est ce qui attend les amateurs au cours des prochains jours, personne ne s’ennuiera. Ni Cooper ni BriseBois. Ni Martin St-Louis ni Kent Hughes, d’ailleurs.

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DG du Lightning et futur politicien ?

Julien BriseBois sert une réponse de politicien lorsqu’interrogé pour savoir s’il se verrait un jour à la tête d’un ministère servant à gérer le sport au Canada : « Je me plais énormément dans mon rôle de directeur général du Lightning ».

BriseBois ne serait pourtant pas un mauvais candidat. Évidemment, la série de premier tour entre le Canadien et le Lightning prend toute la place ces jours-ci, mais le DG de l’équipe de Tampa Bay continue de s’impliquer, en parallèle, dans la société.

Photo Valérie Paquette / fournie par Pôle sports HEC Montréal
Photo Valérie Paquette / fournie par Pôle sports HEC Montréal

Avant de visiter le Pôle sports HEC Montréal le 8 avril dernier, il s’est autrement distingué par un don de 500 000 $, en février 2024, lors du lancement de la grande campagne philanthropique « L’heure est brave » de l’Université de Montréal, son alma mater. Il avait précédemment offert 75 000 $ à l’équipe de hockey féminin des Carabins.

Financement à améliorer

Ayant travaillé au sein de la direction de l’équipe canadienne de hockey masculin aux derniers Jeux olympiques d’hiver, en Italie, BriseBois se montre préoccupé par la santé du sport dans l’ensemble du pays et pas seulement au hockey.

« Je suis de nature optimiste et honnêtement, à ma première expérience olympique, j’ai été charmé par la qualité des intervenants, dit-il à propos des dirigeants du Comité olympique canadien, entre autres. L’objectif pour eux est de fournir du support et des ressources à nos athlètes et ils le font du mieux possible. »

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La publication du rapport de la Commission sur l’avenir du sport au Canada, le 24 mars dernier, n’a pas moins trouvé écho auprès de BriseBois.

« Les athlètes sont la matière première et ça prend des ressources pour qu’ils performent », expose le DG du Lightning, jugeant au passage qu’il est inacceptable que le financement des athlètes n’ait pas connu une augmentation substantielle depuis 2005.

Pourquoi pas une société d’État ?

Si le rapport conclut à un système sportif « brisé » actuellement au Canada, le Québécois trouve intéressante la recommandation de créer une société d’État pour gérer le sport canadien.

« Je ne sais pas s’il voudrait être ministre, mais on prendrait certainement Julien pour diriger cette société d’État », de réagir aussitôt Éric Brunelle, directeur du Pôle sports à HEC Montréal.

« Julien est un excellent modèle, a-t-il poursuivi, plus concrètement, appréciant sa présence et son engagement auprès des étudiants du Pôle sports HEC Montréal. Il est l’illustration que tout est possible et il faut s’en inspirer. »

En attendant d’établir par où passe l’avenir du sport au pays, BriseBois se concentrera surtout, à court terme, sur le futur du Lightning. À commencer par la fameuse série de premier tour qui se dessine contre le Canadien.

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