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Jouer dans la LCF en Saskatchewan, c’est comme être un joueur du Canadien à Montréal

Le joueur des Alouettes Alexandre Gagné, qui a déjà évolué avec les Roughriders de la Saskatchewan au début de sa carrière dans la LCF, pose sur le terrain du stade Mosaic, à Regina, avant la rencontre du vendredi 16 août 2024.
Le joueur des Alouettes Alexandre Gagné, qui a déjà évolué avec les Roughriders de la Saskatchewan au début de sa carrière dans la LCF, pose sur le terrain du stade Mosaic, à Regina, avant la rencontre du vendredi 16 août 2024. Photo Benoît Rioux
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-08-17T20:41:00Z

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REGINA, Saskatchewan - Le Québécois Alexandre Gagné est très heureux avec les Alouettes, mais il n’oubliera jamais ses saisons passées dans l’uniforme des Roughriders de la Saskatchewan, au cours desquelles, de 2017 à 2019, il se sentait une aussi grande vedette que l’est un joueur du Canadien à Montréal.

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Gagné, 32 ans, illustre son point avec une anecdote qui, des années plus tard, l’étonne encore.

«J’étais avec mon coéquipier Alexandre Chevrier et on mangeait tranquillement tous les deux, dans un restaurant à Toronto, avant un match là-bas, raconte-t-il. Et on s’entend que nous étions des joueurs qui évoluaient sur les unités spéciales, nous n’étions pas les visages les plus connus des Roughriders... On déjeunait, habillés en civil, et au moment de payer, le serveur nous a informés que la facture avait déjà été payée. Quand nous nous sommes retournés, des partisans des Roughriders, qui avaient fait le voyage pour ce match à Toronto, nous avaient reconnus et avaient voulu payer notre repas.»

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La petite histoire démontre, à bien des niveaux, à quel point les partisans des Roughriders soutiennent leur équipe.

«Dans la population, pratiquement tout le monde est partisan des Roughriders, avance Gagné. À un certain moment dans l’histoire [en 1997], l’équipe allait faire faillite et la Ville avait repris le club en main, ça vient probablement expliquer l’attachement de la communauté. Tout le monde se sent un peu propriétaire.»

Un téléthon avait même été organisé pour sauver l’équipe, à l’époque.

Aucun club de la LNH

Le fait qu’il n’y ait pas de club de la Ligue nationale de hockey en Saskatchewan n’est certainement pas non plus étranger à la situation. Les Roughriders représentent l’équipe du peuple et les joueurs en retirent des privilèges, comme «jouer au golf gratuitement», précise Gagné.

«C’est spécial parce qu’il n’y a pas de grandes équipes sportives professionnelles ici, à part les Roughriders, convient-il. Les partisans sont intenses, ils sont tous habillés aux couleurs de l’équipe, il y en a même qui, selon une vieille tradition, se mettent des vrais melons d’eau sur la tête.»

Un stade hors du commun

Ancien du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, Gagné s’était retrouvé en Saskatchewan, en 2017, l’année de l’ouverture du nouveau stade Mosaic.

«Il y a tout ce qu’un joueur de football peut rêver dans ce stade: des salles de réunion, une superbe salle d’entraînement, des bains thérapeutiques, il y a un même un barbershop dans le vestiaire des joueurs», décrit-il.

«Le terrain de football est plus bas que le niveau de la terre, ce qui permet d’éviter le vent des prairies», précise finalement celui qui évolue maintenant pour les Alouettes depuis 2021. «Le bruit fait par les partisans reste et ça crée de l’ambiance.»

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