Jonathan Roberge en deuil : Pierre Bruneau, ayant lui aussi perdu un enfant, aborde cette douleur impossible à nommer
Agence QMI
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Le décès du fils de Jonathan Roberge, emporté par un cancer du cerveau, remet en lumière l’une des épreuves les plus difficiles qu’un parent puisse traverser : apprendre à vivre après la perte de son enfant.
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Un deuil que connaît Pierre Bruneau, qui a livré, lundi, un témoignage à QUB radio et télé diffusé au 99,5 FM Montréal, sur la douleur, l’impuissance, mais aussi la résilience des familles frappées par le cancer.
« Personne ne veut perdre un enfant. Au contraire, c’est contre la logique », a confié au micro de Mario Dumont celui qui accompagne des familles touchées par le cancer pédiatrique à travers la Fondation Charles-Bruneau.
Selon lui, les parents apprennent surtout à vivre « au rythme de l’enfant », entre les moments d’espoir et les rechutes.
« C’est très difficile. Il y a des hauts et des bas, soutient M. Bruneau. On vit leurs émotions dans le bonheur, on vit la douleur quand ils ont des rechutes. On voudrait prendre cette maladie-là sur nous, mais on ne peut pas. »
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Pierre Bruneau explique aussi que plusieurs parents tentent de transformer cette souffrance en mission, en investissant notamment dans la recherche pour le cancer.
« Quand on entre dans cette démarche-là [...] on y va par respect pour notre jeune, mais par mission un peu. Il nous pousse dans le dos un peu pour faire et continuer leurs rêves. »
Même après la mort, dit-il, le lien avec l’enfant demeure extrêmement présent.
« Ils sont pour nous cette espèce de sentiment que la vie vaut encore la peine, parce qu’on leur demande de nous protéger un peu, de nous accompagner différemment, partage Pierre Bruneau. Ils sont très sincèrement ancrés dans nos cœurs puis dans nos esprits. Moi, j’ai Charles depuis toujours sur l’épaule. »
L’ancien chef d’antenne à TVA croit aussi que les familles s’accrochent aux souvenirs et à la trace laissée par leur enfant pour continuer d’avancer. « Chaque fois que quelqu’un pense à nous, on revient au monde à travers ces personnes-là », conclut-il.