Jeux olympiques | En finale du Big Air: un Québécois livre la performance de sa vie malgré une épaule disloquée


Jessica Lapinski
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Le planchiste québécois Francis Jobin a épaté grâce à une prouesse spectaculaire au Big Air, samedi, qui n’a pas autant plu aux juges qu’au public. L’athlète de Lac-Beauport n’a donc pu faire mieux qu’une septième place en finale, mais ce rang reste digne de mention, puisqu’il concourait avec une épaule disloquée.
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«J’ai eu un gros challenge [samedi] en me disloquant l’épaule droite à la fin des descentes de pratique», a révélé Jobin aux médias sur place. «C’est la première fois que ça m’arrive. Ce n’était pas dramatique, mais ça m’a secoué.»

«On a fait des tests avec l’équipe médicale, je ne savais pas trop quelle décision prendre. Finalement, j’ai couru jusqu’à ma première descente. J’ai l’impression d’avoir [fait un] black-out.»
Il croyait en ses chances
Jobin a ensuite chuté à sa première descente en finale, mais il s’est habilement repris lors des deux suivantes. Son «double backside rodeo 1440», une figure qui comporte quatre tours complets dans les airs, aurait dû lui valoir plus que les 65,50 points décernés par les juges, selon l’analyse de CBC Sports, Craig McMorris.
Mais à l’atterrissage, l’athlète de 28 ans a posé sa main au sol, ce qui lui a coûté des points.
Jobin, sixième au terme des qualifications, croyait d’ailleurs en ses chances de grimper sur le podium.
«À ma troisième descente, je voulais faire une manœuvre plus difficile pour essayer d’aller chercher une médaille. Je sais que j’avais une chance d’aller en chercher une», a-t-il pointé.
«Ça s’est passé tellement rapidement [samedi], j’ai beaucoup de questionnements, honnêtement. Sans mon épaule, je pense vraiment que j’aurais pu terminer troisième.»
Il promet tout un spectacle
N’empêche qu’une septième place, c’est un meilleur résultat que son rang le plus élevé en carrière sur le circuit de la Coupe du monde (une huitième place en janvier, en Allemagne).
Jobin était donc à la fois «fier», «un peu déçu» et «choqué».
«Je suis vraiment heureux d’être ici, mais c’était vraiment un gros challenge de compétitionner avec mon épaule. Je n’avais pas énormément d’attentes, mais je ridais très bien. J’avais préparé de nouvelles manœuvres et j’avais hâte de voir jusqu’où ça pouvait me mener.»
Jobin promet maintenant tout un spectacle, le lundi 16 février, dans le cadre des qualifications du slopestyle, l’autre épreuve olympique à laquelle il prend part, à ses premiers Jeux.
«On va voir comment va mon épaule, mais depuis le début, le slopestyle est ma discipline préférée. Je prévois faire deux 1260 dans la même descente, c’est quelque chose qui n’a jamais été fait. C’est vraiment ça, mon but!»
– Avec Sportcom.