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«Je vieillis comme un bon vin»: Jean Pascal s’accroche à l’idée de redevenir champion

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-09-03T18:39:56Z

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Jean Pascal (36-7-1, 20 K.-O.) fait encore courir les foules. La preuve, il y avait une douzaine de journalistes dans un gymnase du quartier Saint-Michel pour un entraînement public mardi. 

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Le boxeur de 41 ans, bientôt 42, n’est pas monté dans le ring depuis un an et demi, mais il assure qu’il sera au meilleur de sa forme pour son affrontement face à Terry Osias (13-0, 6 K.-O.) le 21 septembre prochain.

«La motivation est toujours là. Parce que pour moi, la motivation ce n’est pas l'argent. C'est vraiment de marquer l'histoire et d’écrire une page d'histoire, laisser ma marque, mon nom quand je vais quitter cette terre.

«Je suis un boxeur vieillissant, mais je garde la forme. Je crois que je suis comme un bon vin. Je vieillis bien avec le temps, alors je vais toujours avoir mon expérience pour devenir peut-être le Bernard Hopkins du Québec.»

Autre catégorie

Toujours coloré, mais peut-être aussi plus posé, Pascal a précisé sa pensée en expliquant son objectif pour ce combat chez les cruiserweight (200 lb).

«Ça sera mon deuxième combat dans la catégorie. Alors moi, mon but, ce serait d'aller chercher un septième titre, mais dans une deuxième catégorie différente.

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«C’est la deuxième fois que je le boxe dans cette catégorie-là. La première fois, c'était contre Steve Bossé en 2018.»

Pascal a reconnu que les 18 mois loin du ring ont pesé lourd au début, mais qu’il s’est depuis repris et qu’il travaille maintenant à peaufiner les petits détails.

Expérience

Pour ce duel contre Osias, Pascal entend se fier sur sa vaste expérience pour trouver une façon de battre son adversaire.

«J'ai un bagage d'expérience énorme. Je suis le boxeur le plus expérimenté au Québec présentement au niveau professionnel, alors je vais utiliser cette expérience-là justement pour pouvoir gagner ce combat.

«Moi, je sais dans quoi je m’en vais, je sais dans quoi je me suis embarqué. Cependant, Terry, je ne crois pas sincèrement qu’il sait dans quoi il s'est embarqué.»

Bon, on vous disait qu’il s’était assagi et c’est vrai, mais le naturel n’est jamais bien loin. On est cependant à des années-lumière des grandes déclarations auxquelles il nous a habitués dans le passé.

Adaptation

Il n’en demeure pas moins que Jean Pascal sait qu’il n’est pas le même homme qu’à ses années de gloire. Il se réfère d’ailleurs à un adversaire qu’il a affronté à deux reprises dans ses belles années.

«Je suis obligé d'adapter mon style parce que je suis un boxeur de réaction, de vitesse. Mais avec l'âge, la première chose qu'on perd, c'est la vitesse, les réactions. Alors il faut que je module un peu mon style à la Bernard Hopkins. Il faut que je fasse les choses différemment parce que si je me fie juste à ma vitesse d’exécution, je vais finir deuxième. J’ai déjà commencé à adapter mon style depuis quelques années.»

Il revient ensuite sur son dernier passage dans le ring, une défaite par décision unanime contre Michael Eifert en mars 2023.

«Sur le coup, je pensais que j'en avais fait assez pour l'emporter. Mais pour vous dire la vérité, je pense que ce combat-là, ç’a été une mauvaise soirée au bureau. Une mauvaise journée au bureau, c'est beaucoup plus dommageable pour un boxeur que pour un journaliste.»

Sacré Jean!

Voyez son entretien complet avec Anthony Martineau de TVA Sports dans la vidéo ci-dessus.

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