Osias a battu son plus gros adversaire
Il a souffert d’un lymphome


Dave Lévesque
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Terry Osias affrontera Jean Pascal dans moins de trois semaines, mais ce n’est pas le genre de combat qui va le faire frémir.
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Après tout, le Longueuillois a déjà vaincu un adversaire bien plus imposant.
À 37 ans, il est animé par un désir de vivre et de laisser sa marque après avoir combattu un cancer qui lui a permis de faire le point.
«Pour moi [ce combat], c’est un tremplin pour aller en championnat, c’est un passage du flambeau, surtout chez les mi-lourds, c’est la catégorie reine au Québec, on a eu des champions puis là c’est mon tour», affirme-t-il avec un large sourire.
«J’ai battu le cancer, je reviens de loin. J’ai dit en conférence de presse que j’étais plus intelligent [que Jean], mais je rectifie, je suis plus intelligent sur le ring. J’ai la meilleure équipe derrière moi, je suis plus grand, plus gros, plus vite.»
Un gagnant
Osias se voit donc gagner ce combat le 21 septembre, même si les observateurs semblent pencher du côté de Pascal. Il fait dire qu’il a une mentalité de gagnant, ce qui n’a certainement pas nui dans sa lutte contre le cancer.
«Je me voyais déjà vainqueur, comme aujourd’hui. J’avais un objectif et c’était de retourner sur le ring et de rester en vie.»
C’est vers la fin de la pandémie que son médecin lui a appris qu’il souffrait d’un lymphome et qu’il devrait subir des traitements de chimiothérapie. L’épreuve l’a changé.
«À partir de ce moment-là, c’est sûr que les perspectives changent. Pour moi, c’est comme un autre combat.»
Laisser sa marque
Quand on lui demande d’expliquer comment il a vécu l’année et demie pendant laquelle il a été à l’arrêt, il cherche ses mots, on le sent émotif.
«Est-ce que je peux être vrai avec vous? C’est sûr que quand tu frôles la mort, tu te dis que tu ne peux pas partir comme ça. Pour moi, la vie c’est des accomplissements, c’est des objectifs. Maintenant, c’est vraiment une façon de m’accomplir. Je ne veux pas partir d’ici sans avoir accompli ce que je voulais accomplir.»
Ça l’a aussi changé comme personne en dehors du ring et du gymnase.
«Oui, ç’a changé et je vois comment je peux aider les gens. S’il y a des personnes qui souffrent aussi, je veux motiver les gens aussi. Ça n’a plus rapport à moi. Je veux non seulement me prouver des choses à moi-même, mais je veux inspirer aussi.»