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«Je trouve ça triste de ne pas avoir accès à des légumes»: étals toujours vides chez Super C et au Metro

La grève lancée le 30 mars à l’entrepôt de Metro à Laval commence à peser lourdement sur l’approvisionnement des magasins

Johanne Rangers, une retraitée croisée mercredi dernier dans un Super C de Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal, commence à ressentir les effets bien réels d’un manque de fruits et de légumes.
Johanne Rangers, une retraitée croisée mercredi dernier dans un Super C de Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal, commence à ressentir les effets bien réels d’un manque de fruits et de légumes. Photo Francis Halin
Photo portrait de Francis Halin
2026-04-09T04:00:00Z

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Des tablettes dégarnies de fruits et de légumes des Super C et des Metro laissent les clients sur leur faim depuis plusieurs jours en raison de la grève à l’entrepôt de Laval.

• À lire aussi : [PHOTOS] Des ruptures de stock de fruits et légumes au Super C

• À lire aussi : Conflit de travail chez Metro : vous pourriez avoir du mal à avoir vos fruits et légumes

« Je trouve ça triste de ne pas avoir accès à des légumes rapidement », lance Johanne Rangers, une retraitée rencontrée mercredi dans un Super C de Boucherville, sur la Rive-Sud de Montréal.

« Je peux vous garantir que c’est la même chose chez Metro où je suis allée hier », souffle-t-elle.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Mario Dumont, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Ras-le-bol syndical
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Fin mars, la grogne a éclaté chez Metro : 550 travailleurs de Laval, du siège social et de l’entrepôt Mérite 1 ont débrayé.

La sous-traitance, en pleine crise des chauffeurs à bas salaire, irrite les syndiqués, tandis que la santé, la sécurité et le télétravail posent aussi problème, selon la CSN.

En décembre dernier, Le Journal rapportait que le PDG de Metro, Eric La Flèche, a obtenu une hausse de 700 000 $ l’an passé, portant sa rémunération à 6,8 M$, alors que les prix à l’épicerie augmentaient de 5 % pour les familles québécoises.

Cela indigne les syndiqués qui veulent avoir eux aussi leur part du gâteau. 

Des syndiqués manifestent devant l'entrepôt de fruits et de légumes et le siège social le 30 mars dernier, à Laval.
Des syndiqués manifestent devant l'entrepôt de fruits et de légumes et le siège social le 30 mars dernier, à Laval. Photo fournie par la CSN

Le grand patron de Metro, Eric La Flèche, dans le nouveau centre de distribution automatisé de l'entreprise à Terrebonne.
Le grand patron de Metro, Eric La Flèche, dans le nouveau centre de distribution automatisé de l'entreprise à Terrebonne. Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Des étals éventrés

Dans les magasins, les effets continuent de se faire sentir dans la grande région de Montréal. 

Mercredi, Le Journal s’est encore buté à des étals clairsemés dans plusieurs Super C et Metro de la couronne sud.

De nombreux clients comme Johanne Rangers ont déploré ce manque de choix à leur supermarché.

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Un Super C de la Rive‑Sud de Montréal était en rupture de patates douces mercredi.
Un Super C de la Rive‑Sud de Montréal était en rupture de patates douces mercredi. Photo Francis Halin

Mercredi, une rangée d’un Super C de Boucherville était partiellement vide : l’échalote française et l’ail manquaient.
Mercredi, une rangée d’un Super C de Boucherville était partiellement vide : l’échalote française et l’ail manquaient. Photo Francis Halin

Au Super C du Mail Montenach, à Beloeil, les bananes se faisaient très rares.
Au Super C du Mail Montenach, à Beloeil, les bananes se faisaient très rares. Photo Francis Halin

Metro a mis des notes un peu partout pour expliquer la situation.
Metro a mis des notes un peu partout pour expliquer la situation. Photo Francis Halin
Quelques jours

Jeudi dernier, la haute direction de Metro parlait d’une question de jours avant que les légumes et les fruits refassent leur apparition sur les étals.

Une semaine plus tard, les rangées demeurent largement éventrées par endroits.

« Nous continuons à déployer notre plan pour approvisionner nos magasins en fruits et légumes pour continuer de bien servir notre clientèle et la situation tend à se stabiliser », a assuré de son côté mercredi la vice-présidente affaires publiques Marie-Claude Bacon.

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Ce Metro de Boucherville était affecté par les pénuries liées à la grève.
Ce Metro de Boucherville était affecté par les pénuries liées à la grève. Photo Francis Halin

Des étals de tomates dégarnis d'un Metro de Boucherville mercredi.
Des étals de tomates dégarnis d'un Metro de Boucherville mercredi. Photo Francis Halin

Sur les réseaux sociaux, la CSN nargue l’employeur.

« Les fruits chez Metro, ça goûte la grève ! », dénoncent-ils. 

« Plusieurs grévistes de l’entrepôt de fruits et légumes de Metro à Laval sont allés à la rencontre de la clientèle, vendredi soir, pour expliquer la raison des tablettes vides en magasin : les 550 travailleuses et travailleurs de Metro sont en grève depuis lundi dernier, insatisfaits des offres de 11 % sur 6 ans que Metro leur propose », déplorent-ils.

Photo fournie par la CSN
Photo fournie par la CSN

Pour la présidente de la CSN, Caroline Senneville, des salaires d’entrée de 20,29 $ à l’entrepôt et de 19,88 $ au siège social sont loin de suffire face à l’explosion du coût de la vie.

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