Vous pourriez avoir du mal à mettre la main sur vos fruits et légumes avec la grève votée à 97 % au centre de distribution de Laval de Metro, qui approvisionne plus de 350 épiceries au Québec.
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« Les travailleuses et les travailleurs sont tannés du manque d’indications de l’employeur quant aux augmentations salariales », dénonce par communiqué lundi Matthieu Lafontaine, président du Syndicat des travailleurs des épiciers unis Métro-Richelieu-CSN.
« On veut retrouver le pouvoir d’achat qu’on a perdu au cours des dernières années », ajoute-t-il.
Dans ce centre de Laval, un préparateur de commandes commence à 20,29 $ l’heure, mentionne la CSN.

Les travailleurs de Laval ne sont pas en grève pour le moment, mais ils disposent maintenant d’un mandat fort, obtenu dimanche dernier, pour la déclencher.
Super C, Adonis, Première Moisson, Jean Coutu et Brunet font partie de l’entreprise québécoise Metro, qui vaut plus de 20 G$ en Bourse.
Crise des chauffeurs au rabais
C’est le phénomène de sous-traitance en pleine crise des chauffeurs au rabais, ces camionneurs sous-payés, qui irrite les syndiqués.
La santé, la sécurité et le télétravail posent également problème, selon la CSN.
« Il est temps que le groupe Metro dépose des offres salariales sérieuses à la table de négociation », plaide le président du Conseil central du Montréal métropolitain-CSN, Bertrand Guibord.
Le syndicat souligne que Metro affiche une forte santé financière avec une hausse marquée du chiffre d’affaires, des profits, des dividendes et du salaire du PDG depuis 2019.
En décembre dernier, Le Journal rapportait que le numéro 1 de Metro, Eric La Flèche, a eu droit à une augmentation de 700 000 $ en 2025 alors que les prix à l’épicerie bondissaient de 5 % pour les familles québécoises.
M. La Flèche touche désormais 6,8 M$, une hausse de 11 % en un an. La rémunération totale des six dirigeants de Metro a augmenté de 2,2 M$, soit un bond de 16 %.

Une famille québécoise devra payer jusqu’à 995 $ de plus pour se nourrir cette année, soit près de 17 500 $, selon Sylvain Charlebois, de l’Université Dalhousie.
Jointe par Le Journal, l’entreprise Metro s’est montrée optimiste d’arriver à s’entendre avec ses employés.
« Les négociations sont en cours et nous demeurons déterminés à en arriver à une entente juste et équitable pour l’ensemble des parties », s’est limitée à dire sa porte-parole Geneviève Grégoire.

