Tous les résultats
Publicité

«Je suis plus prête que jamais»: une Québécoise aux portes de l’élite mondiale du golf

Photo portrait de Marc-Antoine Malo

Marc-Antoine Malo

2024-11-14T13:12:28Z

Partager

Après des années de dur labeur, Josée Doyon se retrouve à quelques coups de bâton de la LPGA, et ce, grâce à un coup spectaculaire qui pourrait bien avoir changé la direction de sa carrière.

À la fin du mois d’octobre, à Venice, en Floride, la Québécoise a obtenu son billet pour l’étape finale des qualifications du circuit de golf professionnel féminin. À l’image de sa carrière, il n’allait pas y en avoir de facile.

• À lire aussi: «Je n’avais jamais joué sous la normale»: le pari fou d’un Montréalais devenu golfeur professionnel

«La coupe était à -4. Je m’en allais au 18e trou à -3. J’avais un putt de 21 pieds et il fallait que je le fasse. J’ai réussi au tout dernier trou de la compétition. [...] C’était vraiment le moment, le coup qui pouvait déterminer ma carrière», a raconté l’athlète de Québec deux semaines après cet exploit.

«J’aurais tellement voulu que ce soit filmé, mais si ça l’avait été, peut-être que je ne l’aurais pas réussi», a-t-elle ajouté, avec encore un peu d’excitation dans la voix.

Pour suivre les traces de Jocelyne Bourassa ou de Maude-Aimée Leblanc en rejoignant l’élite mondiale, Josée Doyon devra tout donner du 2 au 9 décembre en Alabama.

Publicité

Pour l’occasion, 106 joueuses s’affronteront durant cinq rondes sur le superbe Magnolia Grove Golf Club de Mobile. Il y aura une coupe après quatre rondes et les 25 premières au classement recevront leur carte de la LPGA à temps plein au bout d’une cinquième et ultime journée.

Impossible au Québec

Celle qui est passée chez les professionnelles en 2017 estime qu’elle n’aurait jamais pu s’approcher de cet objectif en demeurant au Québec. C’est pourquoi elle vit en Floride depuis 2021, après un passage en Ohio.

«Il n’y a aucun circuit professionnel au Canada pour que les femmes se développent. Il y a peut-être un ou deux tournois par année. Il faut que tu compétitionnes sur les circuits qui te permettent d’ouvrir ces portes-là et c’est seulement aux États-Unis ou en Europe», a admis Doyon.

L’Ohio était un choix facile, puisqu’elle a terminé ses études à l’Université Kent State en 2016. Au golf, cette double diplômée en sciences politiques et en criminologie a laissé sa marque dans l’établissement situé à quelques kilomètres d’Akron, car elle sera intronisée au sein de son Temple de la renommée au mois de février.

PHOTO FOURNIE PAR JOSÉE DOYON
PHOTO FOURNIE PAR JOSÉE DOYON
Un peu de stress

À 31 ans, Doyon croit que son moment est venu. Elle n’a jamais été aussi près de l’objectif professionnel de sa vie.

Publicité

«Je suis en pleine ascension, a assuré celle qui a, notamment, joué 65 au Glencoe Invitational de Calgary en juin. C’est beaucoup d’excitation parce que mon niveau de jeu ne fait qu’augmenter. Si je continue à jouer du golf d’élite, ça va bien aller. C’est sûr que c’est un stress, parce que ça fait des années que je travaille pour atteindre ce but-là.»

«Physiquement, je suis dans la meilleure forme de ma vie, et mentalement, avec beaucoup d’expérience, je suis plus prête que jamais.»

Pour se préparer et aussi pour performer, Doyon peut compter sur son mari et cadet, André Giroux. Sur les terrains de golf, peu de duos ont une chimie plus spéciale qu’eux.

«On est littéralement toujours ensemble, mais on forme vraiment une équipe extraordinaire, a-t-elle expliqué avec fierté. On se complète bien. Je me sens toujours soutenue dans ce que je fais. [...] On a tous les deux le même objectif, alors c’est facile de s’orienter vers l’avant.»

PHOTO FOURNIE PAR JOSÉE DOYON
PHOTO FOURNIE PAR JOSÉE DOYON

Publicité
Publicité