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Je suis arrivé aux Jeux olympiques et j’y ai réussi une première en trois ans

Reste à voir si c’est moi qui suis rapide... ou la glace!

La Fiera Milano – le centre de foires – a été transformée pour accueillir certaines épreuves des Jeux olympiques de Milan, dont le patinage de vitesse sur longue piste.
La Fiera Milano – le centre de foires – a été transformée pour accueillir certaines épreuves des Jeux olympiques de Milan, dont le patinage de vitesse sur longue piste. Photo tirée du site officiel de la Fiera Milano
Photo portrait de Laurent Dubreuil

Laurent Dubreuil

2026-02-03T05:00:00Z

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Si vous cognez avec votre poing sur la glace où l’on patinera lors des Jeux olympiques dans deux semaines, vous entendrez un écho. Un peu comme une patinoire sur un lac.

C’est normal: c’est une glace temporaire. Notre site de compétition est installé dans un centre de congrès, la Fiera Milano. On a construit un anneau et placé des estrades, mais tout ça sera défait après les Jeux. C’est la seule fois de notre vie que nous patinerons ici.

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D’ailleurs, ce centre de congrès est immense! C’est aussi là que s’entraînent les joueuses de hockey, et le site est tellement grand qu’on ne les a pas encore croisées.

Apprendre à lui faire confiance

Mais pour en revenir à la patinoire, c’est totalement différent, par exemple, du Centre de glaces de Québec, où la glace est installée sur une immense dalle de béton.

Il y a une poche d’air entre le sol et la glace à Milan, ce qui explique pourquoi ça sonne vide quand on y touche et le bruit d’écho qui résonne, notamment au départ, lorsqu’on pose la lame sur la piste.

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La sensation est différente. Ça prend un moment pour lui faire confiance, mais je peux dire que ça s’est fait assez rapidement de mon côté.

L’équipe et moi, on est arrivé à Milan vendredi. On était parmi les premiers à s’installer au Village olympique, ce qui est parfait parce que ça nous permet de nous acclimater et de tout découvrir sans que ce soit bondé.

On y reviendra dans les prochains jours, sur la vie dans le Village olympique, parce que j’ai aussi pu passer du temps sur la glace. C’est important dans ce cas-ci, car, lors de ma première compétition, ça fera un bon moment que je n’aurai pas patiné.

Contrairement à la majorité des autres patineurs qui seront aux Jeux, je n’ai pas pu prendre le départ à Inzell, il y a un peu plus d’une semaine, comme j’étais blessé à l’aine.

C’est moi... ou la glace?

Mais de toute évidence, mon aine va mieux. Samedi, j’ai réussi mon meilleur tour rapide à l’entraînement au niveau de la mer... en trois ans et demi!

Le niveau de la mer, c’est toujours un peu plus lent que les anneaux en altitude. Parce qu’en altitude, la pression atmosphérique est plus basse, donc on a moins de résistance à l’air.

Par contre, il y a plus de compétitions qui se déroulent au niveau de la mer, donc on a plus de comparatifs.

Je ne peux toutefois pas m’emballer trop vite. Je dois attendre de voir si c’était moi qui étais très bon ou si c’est la glace qui est très vite pour tous les compétiteurs.

Et sur ça, j’en saurai davantage mercredi. On a une course d’entraînement à laquelle je suis inscrit. C’est comme une vraie course, avec un véritable départ – ce qui est particulièrement important pour les sprinteurs comme moi –, un temps officiel, mais sans enjeux.

– Propos recueillis par Jessica Lapinski

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