«Je ne me sens pas prisonnière de ce rôle»: un sacrifice pour une joueuse des Roses de Montréal qui revient à la maison


Mylène Richard
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La Montréalaise Anne-Valérie Seto voulait tellement revenir à la maison qu’elle a accepté d’évoluer à une nouvelle position avec les Roses.
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Après quatre années à l’Université de Memphis, au Tennessee, et une saison avec les Tides de Halifax, dans la Super Ligue du Nord, la milieu de terrain avait hâte de rentrer au bercail.
« On veut que nos arrières centraux jouent comme des milieux, alors c’est un parfait fit. Elle a embrassé le challenge », a assuré l’entraîneur-chef, Robert Rositoiu.
Disons que ç’a bien commencé pour Seto, à l’origine des deux buts des Roses, samedi passé à Calgary.
« Les coachs sont conscients que je n’ai jamais joué là, alors ils m’accompagnent. Ils sont là pour moi. Je ne suis pas livrée à moi-même. Ils me font faire du travail additionnel tous les jours. J’apprends comme si j’étais à l’école. J’ai du plaisir. Les coachs laissent la liberté aux défenseures de créer et d’aller de l’avant, de prendre des risques et de monter. Je ne me sens pas prisonnière de ce rôle », a mentionné la sympathique athlète de 23 ans.
Déjà, ses qualités techniques impressionnent ses coéquipières, parmi lesquelles il y a ses amies Chloe Minas et Félicia Roy ainsi que son ancienne capitaine dans la NCAA, Tanya Boychuk.
« Même si elle est sur pression, elle va réussir à garder le ballon, a remarqué Mégane Sauvé. En plus, elle a Montréal tatoué sur le cœur. »
Sauvé préfère de loin avoir Seto à ses côtés plutôt que de l’avoir comme rivale. C’est aussi le cas avec la milieu Lisa Pechersky, championne l’an dernier avec le Rise de Vancouver.

Face aux championnes
D’ailleurs, le Rise sera de passage pour l’ouverture locale des Roses, samedi, à 19 h, au Stade Boréale à Laval.
« Je m’attends à beaucoup de monde. J’aimerais que le stade soit plein avec une super ambiance. J’aimerais arriver sur le terrain avec tout le monde qui nous regarde », a souhaité Seto, qui n’avait jamais rêvé de jouer pro à Montréal lorsqu’elle était enfant.
« On veut donner le ton à notre saison, a soutenu Sauvé. L’été dernier, on a parfois laissé tomber nos fans à la maison. On jouait très bien sur la route, mais à domicile, on n’arrivait pas à marquer. »
Et comme l’objectif des Roses est d’être plus constantes afin de viser le sommet du classement, des buts et une victoire devant leurs partisans seraient les bienvenus. Ensuite, elles pourront rêver à la coupe Diana B. Matheson.