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Son père a remporté le Super Bowl: une joueuse des Roses de Montréal a des gènes de gagnants

Elyse Bennett a célébré avec ses nouvelles coéquipières la victoire de 2 à 0 des Roses de Montréal à Calgary, samedi dernier. Elle est sortie à la 79e minute après avoir inscrit un doublé.
Elyse Bennett a célébré avec ses nouvelles coéquipières la victoire de 2 à 0 des Roses de Montréal à Calgary, samedi dernier. Elle est sortie à la 79e minute après avoir inscrit un doublé. Photo fournie par les Roses de Montréal, Leah Hennel
Photo portrait de Mylène Richard

Mylène Richard

2026-05-01T16:51:37Z

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Une des nouvelles venues avec les Roses de Montréal a démontré qu’elle avait du sang de gagnants en inscrivant les deux buts des siennes dans une victoire de 2 à 0, samedi dernier, en lever de rideau sous la neige de Calgary.

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« C’était un effort d’équipe. Je suis prête à tout faire pour aider ce club. C’est un bon départ », a humblement dit Elyse Bennett cette semaine, à quelques jours de disputer son premier match au Stade Boréale de Laval, samedi soir.

Le talent lui coule dans les veines. Son père, un ancien porteur de ballon de la NFL, a remporté le Super Bowl de 1997 avec les Packers de Green Bay, organisation qui l’a admis au sein de son Temple de la renommée.

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Deux ans plus tard, Elyse est née. Elle n’a donc jamais vu son père jouer, ce dernier étant maintenant entraîneur des receveurs éloignés pour les Jaguars de Jacksonville, mais elle a pu s’inspirer de lui, notamment lorsqu’elle s’est déchiré deux fois un ligament croisé antérieur.

« J’ai appris beaucoup de mes deux parents. Ma mère [Mindy] était plus présente et elle m’a reconduite souvent à mes entraînements. Mon père était sur la route, mais il était un soutien verbal important », a raconté celle qui a hésité entre le soccer et l’athlétisme à l’âge de 15 ans.

« Ils m’ont enseigné l’éthique de travail et la gratitude. Je donne le meilleur de moi-même chaque jour. Mes parents sont encore aujourd’hui une ressource indispensable et je leur en remercie », a soutenu le choix de premier tour de Kansas City au repêchage de la National Women’s Soccer League (NWSL) en 2022.

Photo fournie par les Roses de Montréal
Photo fournie par les Roses de Montréal

Retrouver le plaisir

Bennett a ensuite disputé trois saisons professionnelles aux États-Unis, avant de s’envoler vers l’Espagne et de revenir dans la NWSL pour la fin de la campagne 2025. Elle était toutefois réserviste avec le Pride d’Orlando. C’est donc avec enthousiasme qu’elle a voulu relever un nouveau défi dans la Super Ligue du Nord.

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« Je voulais retrouver le plaisir de jouer, a dit l’attaquante de 26 ans. Ce n’est pas que je ne m’amusais plus, c’est juste que, parfois, il y a des obstacles dans la vie et dans le sport. On doit trouver un équilibre entre les hauts et les bas. »

« Il y a eu des moments moins joyeux dans ma carrière et d’autres durant lesquels je flottais sur un nuage, a-t-elle enchaîné. J’essaie de ne pas être trop excitée après un match comme notre premier, tandis que je tente de ne pas être trop découragée à la suite d’une contre-performance. »

Elyse Bennett (à gauche) a été félicité par Chloe Minas, après le premier de ses deux buts, samedi, à Calgary.
Elyse Bennett (à gauche) a été félicité par Chloe Minas, après le premier de ses deux buts, samedi, à Calgary. Photo fournie par les Roses de Montréal

Dangereuse partout

Après avoir touché la barre transversale, Bennett a dévié de la tête une frappe de la Montréalaise Chloe Minas et redirigé du pied gauche une passe de Mégane Sauvé.

« Dans les moments clés, elle sait où se placer. Un pas fait toute la différence pour recevoir le ballon. On a déjà une bonne communication. Elle a aussi une présence qui va nous aider devant le filet », a raconté Sauvé.

Ce doublé va certainement procurer à Bennett la confiance qu’elle recherchait tant.

« Elle est dangereuse de partout, dans les airs, au sol, en profondeur et même dos au but », a constaté son entraîneur Robert Rositoiu, qui apprécie aussi son efficacité en défensive.

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