«Je devais me battre pour préserver mon identité artistique», confie La Zarra sur son parcours et les controverses à l’Eurovision


Frédérique De Simone
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La chanteuse québécoise La Zarra est récemment revenue sur la controverse qui l’a éclaboussée à la suite de sa participation à l’Eurovision en 2023.
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Invitée au balado de Marie-Claude Barrette, l’autrice-compositrice-interprète a révélé avoir subi une forte pression de son équipe pour participer au concours dans l’intérêt de sa carrière, puis s’être sentie instrumentalisée et écartée de la majorité des décisions, de la mise en scène aux arrangements musicaux.
Arrivée au 16e rang, la chanteuse, qui représentait la France, a été accusée d’avoir une attitude de diva tout au long de la compétition. Elle s’est ensuite attiré une déferlante de haine après avoir fait un doigt d’honneur à la caméra pour exprimer son mécontentement sur la fin de son aventure.
« Le concours s’est déroulé de septembre 2022 à mai 2023. Pendant tous ces mois-là, tu as une équipe de personnes qui te dit : “Tu ne te rends pas compte... il faut que tu sois ça, il faut que tu fasses ça”... à un point tel que tu ne sais plus qui tu es à la fin de la journée... Tu marches constamment sur des œufs », a-t-elle confié au balado Ouvre ton jeu.
« Tu es toujours en train de te battre pour préserver la personne que tu es et essayer de préserver ton identité artistique », a-t-elle poursuivi, indiquant qu’à un certain moment, l’épuisement de toujours devoir se battre avait fini par avoir raison d’elle et de sa fibre artistique.
La Zarra a ensuite expliqué son geste par la frustration accumulée au fil des semaines, soutenant que son équipe de l’Eurovision avait aussi approuvé des plans de sa scénographie sans son aval, puis lui avait refilé la facture.
« Moi, quand j’ai vu “16e place”, moi, j’ai fait moins 180 000... Ça fait que là, j’étais fâchée », a-t-elle révélé à Marie-Claude Barrette, avouant s’être demandé, au dévoilement des résultats, comment elle allait réussir à financer la production de son deuxième album.
Pas que du noir
La Longueuilloise, qui partage maintenant sa vie entre le Québec et l’Italie et qui évolue aujourd’hui à titre d’artiste indépendante et de productrice de son propre label, a cependant reconnu que la période qui a suivi l’Eurovision lui avait permis de rompre certains liens contractuels avec des gens avec qui ça ne fonctionnait pas et de reprendre un certain contrôle sur sa carrière.

« Ça m’a comme sauvée », a-t-elle confié à Marie-Claude Barrette, reconnaissant que toutes les polémiques l’entourant lui avaient permis de briser la boucle dans laquelle elle était prise et, du même coup, de retrouver sa passion pour la musique.
Au bout du compte, La Zarra estime en avoir appris énormément sur elle, sur le monde du spectacle et sur son métier en participant au concours.
« Cette relation que j’ai pu avoir avec le public, ça valait la peine », a-t-elle ajouté, soulignant qu’elle ne considérait pas sa 16e place comme un échec.