«Ça a été l’enfer du début à la fin»: la chanteuse québécoise La Zarra revient sur sa terrible expérience à Eurovision

Mélissa Pelletier
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Après un passage controversé à Eurovision 2023 qu’elle compare à l’enfer, La Zarra s’est ouverte sur une chaîne YouTube en racontant la pression et le racisme qu’elle affirme avoir vécus au concours où elle est arrivée en 16e place.
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«Pour moi, ça a été l’enfer du début à la fin. Ça a été l’expérience la plus traumatisante, et pas à cause des médias», a raconté la chanteuse à Siham Bengoua, sur la chaîne YouTube Siham TV.
D’origine marocaine, la chanteuse de 36 ans née à Longueuil sortait son premier album, Traîtrise, en 2021. En septembre 2022, elle se faisait offrir de représenter la France à Eurovision.
«De septembre à mai, ce que je n’avais pas compris, c’est que j’allais être l’esclave de France Télévisions. C’est que je n’allais pas pouvoir proposer ce que je voulais artistiquement sur la scène...»
Alors brune, La Zarra affirme qu’on lui a demandé de devenir blonde comme «Marilyn Monroe». «T’es Arabe et avec tes cheveux bruns, t’as l’air trop Arabe», lui aurait dit la cheffe de la délégation française de l’Eurovision. «Pour moi, c’était du racisme», confie La Zarra à l’animatrice.
«Il faut que tu souries dans la caméra. Dis pas que t’es Canadienne, dis pas que t’es Marocaine. T’es Française!», se remémore l’artiste, affirmant avoir entendu ces paroles durant son passage à Eurovision sans spécifier par qui exactement.
Un manque de liberté artistique
«Il y a des gens qui ne sont pas artistes, qui ne connaissent pas les artistes, qui n’ont jamais écrit de chansons [...] qui veulent diriger l’artiste, décrie La Zarra. On a un petit pantin, alors faut faire comme si, faut faire comme ça. Donc t’as plus de choix artistique. Tu deviens juste une poupée.»
L’artiste affirme qu’elle s’est sentie «coincée» dans l’aventure, qu’elle a pensé abandonner. «Quand on ne laisse pas un artiste s’exprimer à travers sa musique, c’est comme si on lui bandait la bouche», ajoute-t-elle.
Une participation qui crée la polémique
La Zarra n’était pas passée inaperçue à Eurovision. En plus de rumeurs de mauvaise attitude, l’artiste avait adressé un geste à la caméra qui avait été interprété par plusieurs comme un doigt d’honneur. L’artiste a déclaré qu’elle avait plutôt fait un «toz», un geste qui peut exprimer l’indifférence.
«Ce n’était pas du tout pour les téléspectateurs», spécifie-t-elle dans son entrevue à Siham TV.
Selon Le Figaro, l’artiste avait aussi commenté sur les réseaux sociaux la malpropreté de sa chambre au Leonardo Hotel Amsterdam Rembrandtpark le 15 avril, juste avant l’annulation de sa participation au Eurovision in Concert à Amsterdam pour des raisons personnelles.