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James Piccoli remporte une autre bataille contre Cyclisme Canada

Le cycliste sortira de sa retraite le temps de participer aux Grands Prix de Québec et Montréal

Photo Agence QMI, JOËL LEMAY
Photo portrait de Jean-François Racine

Jean-François Racine

2024-09-10T23:30:00Z

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Après de nombreux appels et une poursuite civile contre l’équipe canadienne, le cycliste James Piccoli a obtenu gain de cause et pourra participer aux Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal.

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Malgré un rapport d’enquête qui a tracé un portrait dévastateur de Cyclisme Canada, peu d’athlètes ont osé dénoncer des situations jugées inacceptables au fil des années.

Nouveau papa et désormais retraité, James Piccoli estime désormais qu’il n’a plus rien à perdre, autant sur le plan personnel que sportif. Vaut mieux se tenir debout que de quitter la mine basse, dit-il.

Le cycliste de 33 ans a participé à une dernière épreuve en Chine en octobre 2023 mais il a continué à s’entraîner, en plus de livrer bataille à l’organisme sportif. Sa retraite sera finalement officielle après la course sur le mont Royal, après une carrière de 10 ans chez les professionnels et deux participations au Tour d’Espagne. En 2019, il avait pris le 22e rang à Québec.

Un point final

«Il n’y a plus de condition, alors je serai au départ. La forme est bonne, mais je n’ai vraiment d’attentes. Je veux juste finir en beauté», affirme-t-il.

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Récemment, la première sélection de l’équipe nationale laissait voir un astérisque à côté de son nom. Cyclisme Canada voulait lui faire subir une évaluation de son «aptitude à la performance» en prévision des épreuves québécoises. Cette exigence est finalement tombée. Ses statistiques à l’entraînement demeurent impressionnantes.

«C’est important qu’il y ait un peu de jurisprudence pour les prochains coureurs. On sait avec l’enquête que l’environnement laisse à désirer. C’est important que Cyclisme Canada suive ses critères», ajoute Piccoli.

À la demande du Bureau du Commissaire à l’intégrité dans le sport, l’enquêtrice Jessica Kearsey, de Deloitte Canada, a mené pendant neuf mois une évaluation du milieu sportif de Cyclisme Canada.

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Des preuves

Ses conclusions, publiées en juillet 2024, font état de discrimination, d’une «culture du silence» et d’une perception de toxicité qui aurait engendré «une profonde méfiance envers la haute direction».

En 2023, le cycliste montréalais avait déposé une poursuite civile de 15 000 $ contre Cyclisme Canada pour violation d’un protocole d’entente.

Après un autre appel, Cyclisme Canada avait dû revoir ses choix pour les Grands Prix cyclistes. À cette occasion, Piccoli avait été retenu seulement comme réserviste.

En tournant la page sur sa carrière sportive devant sa famille à Montréal, le cycliste mènera une dernière bataille contre la fédération. Pour la fin de semaine à venir, il ne croit pas que sa présence sur l’équipe nationale soit mal perçue.

Des changements

«Je le fais pour protéger la prochaine génération. J’ai pensé souvent au cours de ma carrière que c’était le moment pour du changement à Cyclisme Canada, mais avec cette enquête, les yeux sont braqués sur eux. Il y a des preuves et j’espère jouer un petit rôle pour améliorer l’environnement.»

Au cours des prochains mois, James Piccoli a la ferme intention de continuer les discussions avec des avocats et d’autres cyclistes canadiens. «C’est le bon moment. Ils ne pourront plus faire de tort à ma carrière parce que j’arrête.»

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