Après les piètres résultats en cyclisme aux Jeux de Paris, plusieurs réclament un grand changement
Toutes disciplines confondues, il s’agirait de la pire performance en cyclisme aux Jeux depuis près de 40 ans et onze olympiades


Jean-François Racine
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Les piètres résultats en cyclisme aux Jeux de Paris, combinés au terrible rapport publié récemment par Sport Sans Abus, font dire à plusieurs qu’un grand changement est nécessaire à Cyclisme Canada dans les prochains mois.
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Toutes disciplines confondues, il s’agirait de la pire performance aux Jeux depuis près de 40 ans et onze olympiades.
«Globalement, c’est la pire performance depuis des années. Même s’ils étaient présents dans toutes les épreuves sur piste, dans aucune d’entre elles ils n’ont été proches d’un podium. C’est symptomatique de certains problèmes», explique Louis Barbeau, directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes.
Selon lui, l’équipe nationale ne peut pas se targuer d’avoir une jeune génération d’athlètes prometteurs puisque ces cyclistes juniors ou espoirs ont, pour la plupart, été formés par leur club respectif et soutenus par les provinces.
Une déception
«Quand on regarde les derniers résultats, c’est très décevant. De façon très objective, il y a probablement des changements à faire. Ils ne peuvent pas poursuivre dans la même direction. Il faut considérer les commentaires des athlètes et aussi le nombre d’appels qui ont été logés dans les dernières années. Ça n’a pas de sens. James Piccoli, c’est trois en trois ans et il a gagné les deux derniers», ajoute Louis Barbeau.
Un autre bâtisseur, très apprécié des cyclistes canadiens, critique ouvertement la politique de sélection de l’équipe nationale.
«Elle n’est pas cohérente d’une discipline à l’autre et ne dispose pas de l’expertise nécessaire pour garantir la sélection des meilleures équipes. Les processus ne sont pas transparents et, comme le constate le rapport de l’OSIC, ils sont souvent compromis par des préjugés systémiques», précise Kevin Field.
L’ancien dirigeant affirme que de nombreux athlètes sont en colère actuellement contre Cyclisme Canada.
Éviter l’apathie
«Si Cyclisme Canada fait passer une mauvaise politique et tente ensuite de l’infléchir lorsqu’ils n’aiment pas un athlète qu’ils ont sélectionné, ils ont simplement l’air de plus en plus mal en point. L’étape suivante est l’apathie. Les athlètes et la communauté vont abandonner», mentionne-t-il.
Pour le vétéran Hugo Houle, qui a souvent dénoncé la situation, une profonde réflexion s’impose. Le cycliste de 33 ans n’ira pas représenter le Canada au Championnat du monde à la fin du mois de septembre.

«Le rapport d’enquête a été très clair. Tout ce qui est énuméré démontre qu’il y a une culture un peu malsaine dans l’organisation. Ça fait longtemps que ce sont les mêmes personnes en place. Pour les jeunes, ça serait bon d’avoir un peu de changement et une nouvelle philosophie.»