«J’ai été très chanceux» - Daniel Brière

Agence QMI
Partager
À l’approche du premier anniversaire de sa nomination au poste de directeur général des Flyers de Philadelphie, Daniel Brière a vécu sa part d’événements rocambolesques, mais il a su rapidement placer son équipe sur la voie du succès, tout en profitant de leçons qui s’avéreront précieuses à l’avenir, selon lui.
L’ancien joueur ne l’a pas eu facile depuis qu’il a obtenu son poste sur une base intérimaire le 10 mars 2023, environ deux mois avant de décrocher sa permanence. Il y a eu les frasques de son fils Carson, qui a poussé au bas d’un escalier le fauteuil roulant d’une femme handicapée.
• À lire aussi: McDavid marque enfin : «Je n’avais personne à qui passer la rondelle»
• À lire aussi: Les Rangers obtiennent leur revanche sur les Blue Jackets
Puis, il a dû échanger un espoir (Cutter Gauthier) refusant visiblement d’évoluer à long terme au sein de l’organisation. Et ce fut suivi du cas de Carter Hart, au nombre des cinq accusés qui subiront leur procès quant à un viol collectif allégué sur une femme en juin 2018 à London.
Heureusement pour Brière, les performances des hommes de l’entraîneur-chef John Tortorella ont étonné plusieurs observateurs. Le club détient le troisième rang de la section Métropolitaine de la Ligue nationale de hockey avec 69 points. Si rien n’est acquis, une participation aux séries apparaît sur le radar de la direction.
Dans une récente entrevue avec le quotidien «The Philadelphia Inquirer», le DG dit progresser constamment.
«Durant la première année, il y a eu beaucoup à apprendre, certes. Sur le plan des connaissances hockey, peu a changé, je dirais. Je m’y attendais. C’est plutôt la gestion des gens, d’une équipe, puisque je suis maintenant le responsable. À partir de l’époque où j’étais un conseiller, ce fut probablement le plus gros ajustement à effectuer. Néanmoins, nous avons un groupe fantastique et c’est très plaisant. Cela m’a facilité la vie et j’ai été très chanceux», a-t-il décrit.
En pays de connaissance
Brière admet aussi que son passé de hockeyeur et de membre de la direction à Philadelphie a constitué un atout. Il ne partait donc pas à zéro quand il a obtenu le mandat de relancer un club qui a raté les séries dans les trois dernières années.
«Lorsque vous changez de poste et que vous vous retrouvez ailleurs avec un nouvel emploi, sans connaître les us et coutumes ou les gens du club, ça devient davantage compliqué. J’ai été très privilégié d’arriver là en ayant des relations déjà en place avec quelques-uns. J’avais une idée de nos forces et de nos besoins. Cela a vraiment aidé», a-t-il considéré.
«Je pense également que ça m’a permis de mieux comprendre les amateurs, comme si je faisais partie de leur groupe. Je suis dans la communauté, j’ai déménagé là en 2007 et ce fut notre domicile depuis ce temps; ce sera ainsi probablement pour toujours. Nos enfants, ils viennent de Philadelphie. Donc, ça fait longtemps que nous sommes impliqués.»