Invalidation des tarifs douaniers de Donald Trump: «Ça démontre que les contre-pouvoirs fonctionnent»

Doualeh Ibrahim
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L’invalidation des tarifs douaniers « réciproques » de Donald Trump par la Cour suprême américaine illustre la capacité des contre-pouvoirs à s’opposer aux décisions d’un chef d’État, selon un spécialiste de la politique américaine.
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« C’est quand même une bonne nouvelle. Cela démontre que les contre-pouvoirs fonctionnent encore et qu’une Cour suprême à majorité ultraconservatrice peut s’opposer à Donald Trump », a affirmé le directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l’Institut des relations internationales et stratégiques (INIS), Romuald Sciora, à LCN, vendredi.
M. Sciora souligne qu’il faudra observer attentivement les futures relations entre Donald Trump et la plus haute instance judiciaire aux États-Unis.
« Dès que le Congrès, dès qu’une agence, dès qu’un contre-pouvoir jusqu’à présent s’est opposé à lui, il a grondé, mais grondé une fois encore comme peuvent le faire des dirigeants autoritaires. Donc va-t-il avoir une réaction virile, au sens étymologique, [à la décision de] la Cour suprême ? » s’est-il demandé.
Selon l’analyste politique, Donald Trump pourrait reprocher aux institutions américaines de causer des difficultés financières aux États-Unis.
« Je pense que pour l’instant, il va élever la voix, il va dire tout le mal qu’il pense de la Cour suprême, des institutions [et de] tout ce que vous voulez, et que l’on vole aux Américains l’argent qui leur est dû », a-t-il énuméré.
« Une bonne nouvelle »
Romuald Sciora souligne que l’annulation des tarifs douaniers « réciproque » de Donald Trump représente une excellente nouvelle pour les partenaires commerciaux des États-Unis.
« Mais attendons avant de nous réjouir. N’oublions pas que Trump n’est pas un homme seul et que cette administration a vraiment une stratégie très précise », a affirmé le directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l’IRIS.
Le spécialiste de la politique américaine croit que les États-Unis pourraient lancer des frappes en Iran afin de détourner l’attention de la décision de la Cour suprême des États-Unis.
« Il voudra montrer au peuple étasunien qu’il est toujours le chef, le leader du monde libre, un homme qui a des muscles, et puis effectivement faire switcher, je dirais, l’actualité internationale », a-t-il mentionné.
Voyez les explications complètes de Romuald Sciora dans la vidéo ci-dessus.