Intelligence artificielle: plus de 810 000 Québécois ont des emplois à risque
Les travailleurs sans diplômes seront frappés de plein fouet par la déferlante

Francis Halin
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Caissiers, caissières, adjoints et adjointes administratives, vérificateurs et vérificatrices comptables... l’Institut du Québec (IDQ) estime que près d’un Québécois sur le marché du travail sur cinq est à risque avec la déferlante de l’intelligence artificielle (IA).
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«Environ 810 000 Québécois et Québécoises, soit 18 % de la population active, travaillent ou cherchent un emploi dans les 96 professions identifiées comme étant vulnérables à l’automatisation», observe Emna Braham, PDG de l’Institut du Québec (IDQ), dans une étude qui parait ce mercredi.
Près d’un Québécois sur le marché du travail sur cinq «occupe des postes à haut risque d'automatisation sans possibilité de reconversion professionnelle rapide».

Moderniser les lois
En février dernier, le Conseil de l’innovation du Québec (CIQ) avait déjà tiré la sonnette d'alarme en exigeant de moderniser d’urgence les lois du travail pour éviter que les avancées de l’IA ne viennent frapper de plein fouet le marché de l’emploi au Québec.
«Chez les adultes de 25 ans et plus, ce sont les travailleurs sans diplôme qui sont le plus à risque: 27 % d’entre eux occupent ou recherchent un emploi dans une profession vulnérable», détaille Anthony Migneault, économiste principal à l’IDQ.
Depuis l’arrivée de ChatGPT il y a deux ans, le public a commencé à saisir concrètement l’ampleur du potentiel de l’IA dans nos tâches quotidiennes.
Ce qui se prépare dans le monde du travail au Québec créera une onde de choc.

E juillet dernier, Le Journal a publié un grand dossier sur l’impact de l’IA sur le marché du travail. L’étude de l’IDQ confirme que les enjeux sont à nos portes.
«Bien que les femmes représentent 48 % de la main-d’œuvre active au Québec, elles comptent pour 52 % de la main-d’œuvre vulnérable à l’automatisation. [...] Elles sont particulièrement affectées et surreprésentées dans certaines professions, notamment les adjointes administratives et les réceptionnistes», conclut l’IDQ.
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Faits saillants
D'après Bloomberg Intelligence, les banques vont supprimer jusqu'à 200 000 emplois ces trois à cinq prochaines années dans le monde.