Un citoyen de Saguenay a dénoncé mardi la complexité des démarches pour obtenir une exemption de vaccination.
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Tommy Simard a reçu sa première dose de vaccin contre la COVID-19 le 28 mai dernier.
Quelques jours plus tard, il a dû se rendre à l’hôpital. «Le vendredi d’après, huit jours après, je me suis réveillé le matin, affaissement du côté gauche, je n’avais plus de force du côté gauche, je tombais, je perdais l’équilibre», a-t-il raconté, en entrevue à TVA Nouvelles. «Ils [les médecins] ont vérifié pour être sûrs que ce n’était pas des signes d’AVC parce que c’était le côté gauche. Ils m’ont fait les tests. Ok, non, ce n’est pas un AVC.»
Les examens médicaux ont cependant révélé une lésion au cerveau. Encore aujourd’hui, des spécialistes cherchent à comprendre ce qui a provoqué ces problèmes de santé.
À ce stade-ci, ses médecins lui déconseillent de recevoir sa deuxième dose de vaccin.
«C’est ça qu’elle m’a dit ma neurologue: si tu prends une autre dose et qu’il y a de quoi d’autre qui se manifeste, ça peut être irréversible. Moi, je lui ai demandé: toi, qu’est-ce que tu ferais, à ma neurologue. Elle m’a répondu : moi je ne prendrais pas le vaccin, c’est sûr», a-t-il expliqué.
Comme il n’a pas sa deuxième dose, il lui est impossible d’avoir son passeport vaccinal.
Malgré les démarches pour obtenir une exemption, sa demande est refusée.
«La Santé publique, ils disent que ce n’est pas dans les écrits nulle part. Ce n’est pas supposé de faire ça, donc ce n’est pas ça qui a fait ça. Mais là, moi, je me retrouve dans une situation que c’est moi qui suis pénalisé. J’aimerais ça au moins avoir une exemption, pour être capable de faire des activités. Je ne peux même plus aller au restaurant ni faire d’exercices... Moi, je joue au curling, je fais de la piscine. Je ne peux plus rien faire», a-t-il déploré.
Les autorités régionales de la santé ont expliqué à TVA Nouvelles que le processus pour obtenir une exemption a été éclairci dernièrement.
«Une précision ajoutée en septembre sur le formulaire, soit après la demande du citoyen en août, demande de remplir un document supplémentaire si le patient ne présente pas les principales contre-indications», peut-on lire dans un courriel acheminé par une porte-parole du CIUSSS Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Il existe donc un autre formulaire permettant de pousser plus loin la démarche.
«Ce formulaire doit par la suite être transmis à la direction de santé publique et sera analysé par l’équipe de la santé publique affectée aux MCI (manifestations cliniques indésirables). Celle-ci fera ensuite une analyse exhaustive de la situation», a ajouté le CIUSSS dans son courriel.
À ce jour, 13 personnes ont reçu une exemption de vaccination au Saguenay–Lac-Saint-Jean.