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Les syndicats dénoncent la sortie du ministre Dubé

2021-11-09T23:06:07Z

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Les déclarations du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui faisaient suite à une sortie des principaux syndicats du personnel de la santé qui l’accusaient de refuser de collaborer, n’ont pas plu à ces derniers. 

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Par voie de communiqué, mardi, les syndicats ont dénoncé la sortie du ministre sur la question des primes pour les délégués syndicaux. 

«Le ministre Dubé laisse entendre que nous n’en avons que pour les libérations syndicales, alors qu’il n’a pas été question de ce sujet lors des récentes rencontres avec le MSSS», affirme en chœur la FIQ, la FSSS-CSN, la FSQ-CSQ, le SQEES-FTQ et le SCFP. 

«Pour les organisations syndicales, le ministre semble vouloir trouver un coupable pour les difficultés qu’il rencontre dans le recrutement de personnel», écrivent-ils.  

En entrevue sur les ondes de LCN, la présidente par intérim de FIQ, Nathalie Lévesque, a voulu remettre les pendules à l’heure.

«Je trouve que c'est vite jeter l'accusation sur les organisations syndicales, de dire aujourd'hui que ce sont les organisations - celles qui représentent les professionnels en soins et qui ensemble ont tenté de donner des pistes de solution -, que c'est nous qui bloquons présentement le fait que ces primes-là ne sont pas accessibles ou que les infirmières ne veulent pas revenir dans le réseau. Au contraire», lance-t-elle.

Mme Lévesque déplore toutefois le fait que les délégués syndicaux ne peuvent touchés au même titre que les employés à temps partiel, alors que certains d’entre eux retourneront sur le terrain.

La présidente par intérim de la FIQ blâme plutôt le ministère de la Santé d’avoir «fermé la porte».

«On a proposé des pistes de solution supplémentaires. On en a nommé 15, entre autres. On en avait pour à moyen terme et à long terme. La porte, elle s'est fermée, mais pas de notre côté. Elle s'est fermée du côté du ministère», martèle Nathalie Lévesque.

- Avec Patrick Bellerose | Journal de Québec

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