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Imama a été patient

Bokondji Imama espère en faire assez pour convaincre les Sénateurs de lui accorder un autre contrat

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2024-04-13T18:37:44Z

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OTTAWA | Quand Bokondji Imama s’est entendu avec les Sénateurs d’Ottawa l’été dernier, il s’attendait à jouer dans la capitale canadienne. Ça ne s’est pas passé exactement comme ça. 

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Il a porté un maillot des «Sens» toute la saison... mais à Belleville dans la Ligue américaine. C’est lors du 76e match des grands Sénateurs qu’il a finalement pu effectuer un troisième séjour dans la LNH. Choix de 6e ronde des Coyotes de l’Arizona en 2015, le Montréalais a joué quatre matchs avec les Coyotes en 2022 et cinq autres en 2023.

«Des fois, le processus n’est pas toujours comme on le souhaite, mais ça fait partie de la game. Tu essaies de rester positif chaque jour et tu n’oublies pas pourquoi tu pratiques ce sport», a-t-il mentionné après l’entraînement matinal des Sénateurs samedi.

«Je connais ma job, je connais mon rôle, ce ne sont pas mes premières années professionnelles. J’ai pris soin de moi-même, j’ai gardé la tête haute et je suis content d’avoir bien fait ça et d’avoir mérité un rappel.»

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Pas un dur à cuire

Imama fait 6’ 1’’ et 221 lb et affectionne le jeu robuste. Certains lui accolent trop rapidement l’étiquette de dur à cuire. Ça serait ignorer son bon coup de patin et sa capacité à jouer sur les unités spéciales, un rôle qu’il a assumé à Belleville.

«Je suis un joueur de puissance et d’énergie. C’est sûr qu’être un dur à cuire dans le hockey d’aujourd’hui, ça ne passe plus vraiment même dans les mineures.

«Tu dois être capable de contribuer un peu plus que juste par la bagarre parce que ça arrive beaucoup moins. Je prends de la fierté en étant un joueur d’énergie.»

Quand on lui dit qu’on le perçoit surtout comme un tannant, soit un joueur qui est capable d’entrer sous l’épiderme des joueurs adverses, il opine en riant.

«Je m’assume et je trouve que je connais mes meilleures performances quand je suis dans ce genre de situation là. Je suis un joueur tannant, je suis dans la face de mes adversaires. Je ne suis peut-être pas celui qui va mettre le plus de buts, mais je vais m’impliquer autrement.»

Gagner sa place

Pendant que les Senators de Belleville luttent pour une place en séries dans la Ligue américaine, Imama lutte pour garder sa place dans la LNH au-delà des trois matchs qui lui restent à Ottawa, puisqu’il a signé une entente d’une durée d’un an avec les Sénateurs l’été dernier.

«C’est sûr que j’essaie de bien finir ici. Ça peut être stressant comme ça peut être excitant. J’essaie juste de tirer le meilleur de mon opportunité afin d’être de retour ici l’année prochaine.»

Imama a offert du jeu robuste comme il en est capable. C’est lui qui a mené les Sénateurs au chapitre des mises en échec lors des deux derniers matchs de l’équipe même s’il joue à peine plus de six minutes en moyenne. Alors quel genre d’écho obtient-il au sujet de son travail?

«Si je suis encore dans ce vestiaire, c’est bon. Ma carte d’hôtel fonctionne encore, donc tout est bon», lance-t-il en riant encore une fois.

Important pour la famille

Imama, qui est âgé de 27 ans, a grandi dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce au sein d’une famille originaire de la République démocratique du Congo.

Seul garçon d’une famille de cinq enfants, Imama est heureux de s’être rapproché de sa famille qui vient aux matchs au Centre Canadian Tire. Et cette rencontre face au Canadien n’y fera certainement pas exception.

«Le clan Imama est assez présent. C’est une belle expérience non seulement pour moi, mais aussi pour ma famille.»

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