«Il vivait son rêve»: les proches du pilote décédé dimanche dans une violente collision sont complètement dévastés
Marianne Lafleur
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La douleur est vive chez les proches du jeune pilote « passionné » qui a perdu la vie dimanche soir dans une violente collision entre un avion d’Air Canada et un camion de pompiers, lui qui avait réalisé son rêve de voler pour une grande compagnie.
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« Je lui avais parlé il y a quelques mois. Il était tellement fier et content d’être rendu pour Air Canada. Ça a toujours été son but », a confié au Journal Marisol Tremblay, qui a côtoyé le défunt, Antoine Forest, lorsque ce dernier travaillait pour Air Saguenay en 2019.
Dimanche peu avant minuit, le Bombardier CRJ900 de la division régionale d’Air Canada, Jazz Aviation, a percuté de plein fouet un véhicule de pompiers alors qu’il amorçait son atterrissage à l’aéroport LaGuardia, à New York.

L’impact d’une rare violence a tué sur le coup le pilote Antoine Forest, 30 ans, de Coteau-du-Lac, et son copilote Mackenzie Gunther. 41 personnes ont été amenées à l’hôpital, dont neuf ont subi des blessures graves.
Sous le choc
Sa grand-tante, Jeannette Gagnier, qui le considérait comme son petit-fils, peine encore à réaliser la nouvelle.
« C’est une très mauvaise journée pour moi », a-t-elle confié en entrevue avec le Toronto Star.
Dépeint comme un garçon curieux et affectueux, Antoine Forest et son petit frère passaient leurs étés chez Mme Gagnier à Hawkesbury, de l’autre côté de la frontière, en Ontario.
Entre parties de pêche et soirées tranquilles devant la télévision, Antoine Forest trouvait toujours le moyen de venir se blottir contre elle le soir venu.
Encore sous le choc, son ancienne collègue Marisol Tremblay se rappelle un homme qui était animé par sa passion profonde pour l’aviation.
« Il était dans son élément, il est mort en faisant quelque chose qu’il aimait », affirme-t-elle, tentant d’apaiser sa peine.
Dans un message publié sur Facebook, son frère Cédric lui a aussi rendu un touchant hommage : « Bon vol mon frère ! Ohh que oui on l’a entendu souvent cette phrase là mais cette fois se sera la dernière. Tu allais et venais en coup de vent toujours pleins de nouveaux projets en tête. Tu es encore partie en coup de vent trop tôt pour te dire bye », a-t-il écrit.
Déterminé à devenir pilote
Déterminé à réaliser son rêve de devenir pilote, Antoine Forest avait même choisi de passer une année chez sa grand-tante au secondaire pour apprendre l’anglais, conscient que ce serait utile dans sa future carrière de pilote.
Il avait d’ailleurs 16 ans lorsqu’il a pris son envol pour la première fois, a-t-elle raconté.
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Il a commencé à piloter de petits avions de brousse de façon saisonnière pour Air Saguenay, en juin 2018, comme le de Havilland Canada Beaver et Otter, selon son profil LinkedIn, avant de passer aux avions bimoteurs pour ExactAir, basé à Saguenay, au Québec, jusqu’en 2022.
Marisol Tremblay le décrit comme une « petite boule d’amour » qui savait rassurer les gens et qui était très professionnel.
« Je suis très frustrée, très triste. Ça aurait pu tellement être évité », a laissé tomber la femme de 45 ans.
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