Tous les résultats
Publicité

Il n’y a pas d’âge pour se déclarer les deux plus grandes fans au monde de Tom Brady

Il n’y a pas d’âge pour s’autoproclamer les plus grands partisans de Tom Brady, comme en témoignent Jane Hardy et Jeanne Dooley.
Il n’y a pas d’âge pour s’autoproclamer les plus grands partisans de Tom Brady, comme en témoignent Jane Hardy et Jeanne Dooley. Photo Stéphane Cadorette
Photo portrait de Stéphane Cadorette

Stéphane Cadorette

2024-06-13T15:30:00Z

Partager

FOXBOROUGH | Quand 60 000 personnes se rassemblent au Gillette Stadium pour saluer la carrière unique de Tom Brady, il y en a des plus crinqués que d’autres et l’âge n’est pas un frein pour décrocher la palme des partisans les plus mordus de l’immortel quart-arrière.

• À lire aussi: Vague d’amour québécoise pour Tom Brady

• À lire aussi: 10 moments de l’intronisation de Tom Brady qui en ont fait une soirée mémorable

• À lire aussi: «Brady, Brady, Brady!»: Tom Brady devient un immortel à Boston

On n’aura pas la prétention d’affirmer avoir discuté avec des milliers de supporteurs, mais des dizaines, ça oui! Tous se prétendent plus fervents les uns que les autres et l’on peut aisément les comprendre.

Tom Brady aura amené non seulement six Super Bowls en Nouvelle-Angleterre, mais aussi 17 titres de division et il aura accumulé une panoplie de records individuels. Les partisans locaux se l’arrachent et, avant la cérémonie d’introduction au Temple de la renommée de l’équipe, les chandails ornés du numéro 12 se multipliaient aux abords du stade.

Parmi cette horde de fidèles, deux vénérables demoiselles sont dignes du grand prix du Journal décerné aux plus ardentes admiratrices du grand Brady. Et les gagnantes sont... Jeanne Dooley, 92 ans, ainsi que Jane Hardy, 85 ans.

Publicité
Une longue traversée

Elles ne sont pas celles qui sont le plus sur le party, mais il est difficile de ne pas saluer leur détermination.

Pour ne rien manquer de la cérémonie de mercredi soir, les deux complices ont quitté leur île paradisiaque de Nantucket en sautant dans le traversier de 6h30, en début de matinée.

Après deux heures de bateau et plus d’une heure trente de voiture, elles atteignaient la terre promise, à Foxborough. C’est la routine que ces deux jeunes fleurs du printemps s’offrent à chaque grand-messe dominicale, lorsque les Patriots jouent au Gillette Stadium.

«Pour voir un joueur aussi spécial, il faut faire des choses spéciales», a fait valoir Jeanne Dooley, tandis que sa comparse Jane Hardy ajoutait que «Tom [leur] a donné 20 merveilleuses années. Il sera toujours important et il n’y a pas de plus grandes fans au monde qu[’elles].»

Une fois dans une vie

N’allez donc pas dire à ces pétillantes dames que l’âge est une barrière quand vient le temps d’encourager une équipe et une icône comme Brady!

«On ne reverra jamais un joueur comme lui. C’est un monde de différences avec les jeunes joueurs d’aujourd’hui qui ont leur petite attitude et qui jouent pour l’argent. On les entend tout le temps se plaindre qu’ils doivent avoir un nouveau contrat», a pesté Mme Hardy.

Sur leur île paisible au large de la populaire péninsule de Cape Cod, il arrive souvent aux deux partisanes de croiser nul autre que Bill Belichick, résident de Nantucket.

Publicité

Elles admirent l’entraîneur pour ce qu’il a amené aux Patriots, mais l’élu de leur cœur demeure encore et toujours Brady.

«Ils ont réussi tout ça à deux, mais le Bill que vous voyez à la télé est le même qu’on croise à l’épicerie. Avec son air bête, personne n’oserait le déranger, donc il peut vivre tranquille sur l’île», rigole Mme Dooley.

Nul doute, la palme leur revient!

Brady et les Expos
Chris Schillberg arbore fièrement le fameux numéro 12 de Tom Brady, mais sur un chandail des défunts Expos.
Chris Schillberg arbore fièrement le fameux numéro 12 de Tom Brady, mais sur un chandail des défunts Expos. Stephane Cadorette

Se balader autour du stade des Patriots, c’est aussi croiser un dénommé Chris Schillberg, qui habite à une quinzaine de kilomètres du lieu sacré. Impossible pour nous de le manquer, puisqu’il portait fièrement un chandail de Brady... aux couleurs des Expos.

Il faut rappeler que Brady avait été repêché en 1995 par nos Z’amours, comme receveur.

«Je me suis dit que personne aujourd’hui ne porterait ce chandail, n’est-ce pas?», a dit celui dont la famille détient des billets de saison depuis 50 ans.

«Je peine encore à croire à ce que Brady a donné aux Patriots. Il m’arrive de me demander ce qui se serait passé s’il s’était consacré au baseball. Peut-être que les Expos seraient encore à Montréal», a-t-il réfléchi.

William Sine et son fils Andrew n’auraient raté la cérémonie pour rien au monde. «À part peut-être une graduation, mais encore...», ont-ils lancé.
William Sine et son fils Andrew n’auraient raté la cérémonie pour rien au monde. «À part peut-être une graduation, mais encore...», ont-ils lancé. Stephane Cadorette

De son côté, William Sine, du New Hampshire, détient des billets de saison depuis 30 ans. Avec son fils Andrew, il savourait le fait que Brady, et Drew Bledsoe peu avant lui, ont sorti les Patriots de décennies difficiles.

«L’équipe était vraiment menacée de déménager. Comme les fucking Nordiques!», s’est-il esclaffé.

Expos, Nordiques... C’était le temps de quitter. Le couteau est bien tourné dans la plaie.

Publicité
Publicité