«Il a un brillant avenir» : Dawson Mercer explique la méthode Ducharme

Nicolas Cloutier
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L’enthousiasme de Dawson Mercer était palpable au bout du fil, mercredi après-midi. Le jeune attaquant avait appris en matinée que son premier entraîneur dans la LHJMQ, Dominique Ducharme, avait obtenu la chance inouïe de diriger les Canadiens de Montréal.
Un homme auquel il voue un respect manifeste.
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«Avant toute chose, je tiens à le féliciter, a mentionné Mercer avant de commencer à répondre aux questions de l’auteur de ces lignes. C’est incroyable, il m’a repêché à Drummondville et dirigé alors que j’avais 15 ans, et il est maintenant l’entraîneur-chef du CH. Je suis vraiment fier de lui.
«Je crois qu’il a un brillant avenir devant lui.»
La seule saison de Mercer sous les ordres de Ducharme fut la dernière de l’homme de hockey dans le circuit Courteau. Le natif de Joliette a accepté à l’été 2018 un poste d’adjoint qu’il ne pouvait refuser avec le Tricolore.
«J’ai vraiment aimé son style, a indiqué Mercer. Nous avions un jeune groupe de joueurs lors de ma première année. Il a vraiment accompli un bon boulot pour rassembler la troupe et aider les gars à s’acclimater à la LHJMQ. Il communiquait bien avec les joueurs.»
Voilà qui est de bon augure sachant que Ducharme jouera un rôle important dans le développement des jeunes Jesperi Kotkaniemi, Nick Suzuki et Alexander Romanov au cours des prochains mois.
«C’était un coach qui rendait les joueurs coachables, si on peut le dire ainsi, a souligné Mercer. J’ai vraiment aimé la confiance qu’il nous accordait. C’était réciproque. Il est certainement l’un de mes entraîneurs favoris.»
Un pilote offensif?
Dans les dernières heures, il a été beaucoup question de l’approche plus moderne de Ducharme par rapport à celle de Claude Julien.
Ducharme a été entraîneur-chef sept ans dans la LHJMQ et, deux fois, son équipe a terminé au premier rang du circuit au chapitre des buts marqués. À une occasion, elle a fini en deuxième position.
Cependant, Mercer n’est pas prêt à lui accoler l’étiquette d’entraîneur à caractère offensif.
«Je dirais qu’il excelle dans les deux sens. À Drummondville, on devait s’occuper de notre propre territoire avant tout, mais on avait aussi beaucoup d’habiletés et il voulait qu’on les mette à contribution en zone offensive. Il est un entraîneur complet au même titre que j’aspire à devenir un joueur de centre complet.»
Le jeune homme se souvient d’un aspect spécifique du jeu sur lequel insistait particulièrement Ducharme.
«Évidemment, ça date de quelques années, mais je sais qu’on travaillait beaucoup sur nos angles [de poursuite] comme on jouait sur une petite patinoire à Drummondville.»
En raison de la nature intérimaire de son poste, plusieurs se demandent si l'homme de hockey constitue réellement une option à long terme derrière le banc du Tricolore.
Quoiqu’il arrive, Mercer ne semble pas inquiet le moins du monde pour son ancien professeur.
«Il fera tout en son possible pour que ça fonctionne. Il a tellement à cœur ses joueurs et l’organisation qu’il représente. Je suis persuadé qu’il fera un excellent travail. Il s’en sortira très bien.»