Tous les résultats
Publicité

IIHF: la réintégration des Russes avant le bannissement des États-Unis

Agence QMI

2026-01-14T00:09:44Z

Partager

Après les attaques des États-Unis contre le Venezuela, la question se pose si les Américains méritent d’être bannis des compétitions sportives internationales comme l’ont été les Russes depuis l’invasion de l’Ukraine. 

Désireux d’«enfin gérer le hockey plutôt que la géopolitique internationale», le président de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), Luc Tardif, espère que la place pourra être laissée au sport.

• À lire aussi: Olympiques: réintégrer la Russie ou bannir les États-Unis?

«Avec tous les conflits partout, pour les fédérations internationales comme le CIO, ça devient vraiment compliqué de savoir qui est banni, qui n’est pas banni. Je pense que c’est le temps que tout soit homogène, si c’est possible», a déclaré le Québécois durant son passage de mardi à l’émission JiC.

«On suit les recommandations du Comité olympique pour avoir une certaine homogénéité dans nos compétitions. Ils ont demandé aux fédérations de commencer à imaginer un processus de réintégration avec les jeunes, c’est-à-dire les moins de 18 ans.»

On pourrait donc voir les Russes à nouveau au Championnat du monde de hockey des moins de 18 ans. Les grandes instances continueront à discuter de ce plan à Milan, lors des Jeux olympiques, mais la porte vers la réintégration semble entrouverte.

Publicité
Pas de baguette magique

Luc Tardif a affirmé que la Russie avait fait pression sur le Comité international olympique (CIO) pour le retour de ces athlètes, et que cette pression s’accentuera certainement d’ici aux Jeux de Los Angeles, à l’été 2028.

Réintégrer les Russes et les Biélorusses d’un coup, sans plan, ne serait pas une bonne idée. On veut éviter les conflits, les boycottages et les problèmes en général.

«Je mets au défi n’importe qui de trouver la bonne solution, a lancé l’homme de 72 ans. Moi, je serai le plus heureux quand on aura réuni toute la famille du hockey. Est-ce que c’est judicieux de le faire maintenant? Non, parce qu’on a une compétition à sauvegarder. Mais amorcer un processus, je pense que c’est le début de quelque chose.»

«On ne sait pas arrêter les guerres. Il y en a qui ont la prétention de dire qu’ils peuvent le faire en 24 heures. Nous, on a encore moins de pouvoir là-dessus.»

«Un faux problème»

Le président de l’IIHF vient tout juste de passer trois jours à Milan, où la construction de la patinoire des Jeux fait beaucoup jaser. L’Aréna Santagiulia n’est pas un produit fini, mais Tardif a été convaincu par la qualité de la patinoire.

«On a tenu des compétitions pendant trois jours, avec trois matchs par jour. C’était le test que ça prenait. [...] Je suis l’avancée des travaux depuis quatre mois, jour par jour. Ce test-là était vraiment important, parce que ce qui importe, c’est la qualité de la glace.»

Le test était donc concluant pour la patinoire, mais aussi les vestiaires et les installations d’entraînement. De «petites réparations» ont dû être effectuées durant la première journée, mais la qualité de la glace était «agréablement surprenante».

«Par contre, les infrastructures autour, il y a encore du travail à faire. Pour avoir travaillé dans le bâtiment pendant une trentaine d’années, j’ai regardé avec l’entreprise et ils vont livrer à temps. [...] C’est certain que quand ils vont ouvrir, la peinture va être fraîche.»

Ce qui en chicote plus d’un, c’est aussi la dimension de l’arène, notamment de la zone neutre. Tardif estime qu’il s’agit d’«un faux problème» puisqu’un compromis a été trouvé avec la Ligue nationale. Les tests effectués cet automne avec le passage en Europe des Penguins de Pittsburgh et des Predators de Nashville ont aussi été concluants.

Voyez l’entrevue au complet en vidéo principale.

Publicité
Publicité