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Hutson ne rate pas un entraînement

S’il est affecté par la fatigue, il le cache bien

Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2025-01-30T17:27:15Z

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Lane Hutson a disputé chacun des 50 matchs du Canadien cette saison, et nombreux sont ceux qui se demandent s’il commence à s’essouffler.

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Après tout, il n’a pas obtenu de point lors des trois matchs qui ont précédé la visite du Wild du Minnesota au Centre Bell. Et si l’on inclut les trois rencontres précédentes, il présente un différentiel de -9 en six matchs.

Et pourtant, il était sur la patinoire jeudi matin, même si c’était un entraînement optionnel.

«On joue tellement de matchs, mais on n’a pas beaucoup de temps pour nous entraîner, alors c’est bien pour un gars comme moi d’aller chercher toute la glace que je peux avoir pour développer de nouvelles techniques», a-t-il expliqué après l’entraînement.

«Je me sens bien. Il y a certainement des matchs que j’aimerais revoir, comme tout le monde, mais je pense que j’ai été en mesure de m’en sortir», a-t-il ajouté.

Lane Hutson profite de toutes les occasions qu'il a d'aller sur la glace.
Lane Hutson profite de toutes les occasions qu'il a d'aller sur la glace. Photo Martin Chevalier

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Pas de loi

Il fut une époque où il y avait une loi non écrite selon laquelle les recrues ne devaient pas rater d’entraînement, même ceux qui étaient optionnels. Est-ce que c’est encore le cas?

«Je ne crois pas, on a tellement une jeune équipe», a soutenu Hutson, mais Martin St-Louis a été plus nuancé quelques minutes plus tard.

«Je ne dis pas que c’est complètement parti. On en parle, à ce temps-ci de l’année, si tu as besoin de l’option, prends-là. On veut qu’il y ait du gaz dans le réservoir pour le match.

«Si on voit qu’il y a de la gêne [à prendre une séance de repos], on va en parler. Ça serait aussi le cas de l’autre côté, mais ce n’est pas son cas.»

Gérer l’énergie

Plus tôt cette semaine, Martin St-Louis soulignait que Hutson devait choisir comment dépenser son énergie dans les matchs et le principal intéressé y a déjà réfléchi.

«Plus tôt dans la saison, au début de matchs, j’essayais de créer quelque chose à partir de rien et ça ne donnait rien parce que les équipes sont tellement bonnes défensivement, ça n’avait pas de sens de dépenser cette énergie. Maintenant, si je vois de l’espace, je le prends, et s’il n’y en a pas, j’attends.»

St-Louis est bien placé pour savoir si c’est difficile pour un joueur de faire la transition entre les rangs universitaires, où on dispute une quarantaine de matchs, et le hockey de haut niveau puisqu’à sa première saison professionnelle, il a joué 81 matchs répartis entre Saint-Jean dans la Ligue américaine et Cleveland dans la Ligue internationale.

«Au collège, on jouait 30 ou 40 parties, mais on pratiquait tous les jours et les entraînements étaient souvent plus difficiles. Côté millage sur le moteur, il n’y a pas une grosse différence.»

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