Hockey au Québec: la relève est-elle assez forte pour que le Québec espère revenir dans l’élite?


Kevin Dubé
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Si le nombre total de Québécois dans la LNH n’est pas en baisse depuis 15 ans, c’est la crème de la crème qui disparaît petit à petit. Est-ce une tendance vouée à se poursuivre ou y a-t-il une relève au Québec qui aidera la province à retrouver ses lettres de noblesse dans les prochaines années ? On a analysé ça pour vous.
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Premièrement, il est important de noter que des 58 joueurs québécois qui ont joué au moins un match dans la LNH cette saison, dix ont fait leurs débuts dans le circuit Bettman, dont les choix de première ronde Sacha Boisvert (Chicago), Nathan Gaucher (Anaheim) et Xavier Bourgault (Ottawa).
Jonathan Aspirot (Boston) et Charle-Édouard D’Astous (Tampa Bay) ont notamment été en mesure de s’implanter comme des joueurs réguliers dans la LNH.
Mais est-ce que des joueurs dans ce groupe pourront éventuellement s’élever au rang de l’élite de l’élite ? Difficile à dire.
La relève est dans le junior
Le manque de talent de premier plan dans la LNH est l’effet direct de nombreuses cuvées décevantes au repêchage pour le Québec.
Or, une tendance à très court terme semble émerger alors que de beaux talents sortent de la province.
L’an dernier, Caleb Desnoyers a été repêché au quatrième rang au total par le Mammoth de l’Utah, qui, clairement, voit en lui le potentiel d’un futur joueur d’impact dans la LNH. Lors de ce même repêchage, Justin Carbonneau (St. Louis) et Bill Zonnon (Pittsburgh) ont aussi été sélectionnés au premier tour.
Cette année, l’attaquant des Remparts de Québec Maddox Dagenais et le défenseur de l’Armada de Blainville-Boisbriand Xavier Villeneuve pourraient eux aussi être repêchés en première ronde.
Une cuvée prometteuse
Puis, en 2027, on pourrait vivre une cuvée historique pour la province alors que ce sera la cohorte de 2009 qui sera à l’honneur. On en dit beaucoup de bien, depuis longtemps, notamment en raison de la présence d’Alexis Joseph qui, selon certains, pourrait être le tout premier choix.
Si le constat est négatif présentement, certains indicateurs démontrent que la situation pourrait changer dans les prochaines années, et ce, si le Québec continue de produire des talents de haut niveau chaque année, et pas seulement sur une période de trois ans avant de retomber dans sa torpeur des dernières années.