Anthony Mantha a sauvé le Québec de la pire saison de son histoire


Kevin Dubé
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Le Québec ne vivra finalement pas la honte de ne voir, pour la première fois de son histoire, aucun de ses représentants terminer parmi les 100 meilleurs pointeurs de la LNH. Le constat global demeure tout de même inquiétant, pour les hockeyeurs de la province.
En début de saison, tout portait à croire que le Québec se dirigeait vers la pire saison de son histoire dans la LNH. Pour la première fois en 108 ans, tout indiquait qu’aucun hockeyeur de la Belle province ne parviendrait à terminer parmi les 100 premiers pointeurs du circuit Bettman.
Notre chroniqueur Jean-Nicolas Blanchet avait parlé de cette possibilité en janvier, alors qu’aucun Québécois ne figurait parmi le top-100.
Une tendance qui, à ce moment, ne semblait pas vouée à changer.
Mais l’explosion offensive d’Anthony Mantha est venue brouiller les cartes. L’attaquant des Penguins de Pittsburgh a inscrit 35 points à ses 36 derniers matchs pour se positionner parmi les 100 meilleurs pointeurs de la LNH. Avec une production de 64 points en 81 matchs, il a terminé au 71e rang des pointeurs du circuit.
De plus, Alexis Lafrenière, grâce à son impressionnante poussée de fin de saison avec les Rangers de New York, a lui aussi réussi à se hisser parmi les 100 meilleurs pointeurs du circuit, terminant tout juste au 100e rang grâce à 57 points en 82 matchs.
Rien de gagné
Ce n’est pas parce que le Québec évitera visiblement la honte que le constat en est pour autant positif.
Depuis 108 ans, le pire classement du meilleur pointeur québécois lors d’une saison dans la LNH était le 87e rang, celui de Pierre-Luc Dubois en 2022-2023. Avant ça, c’était Jonathan Drouin qui, en 2016-2017, avait été le meilleur pointeur québécois malgré le fait qu’il avait terminé au 77e rang dans le circuit.
La 71e place de Mantha est donc la troisième pire position dans l’histoire et ce n’est que la cinquième fois qu’il n’y a pas au moins un patineur du Québec parmi les 50 premiers pointeurs de la LNH.
Les trois autres fois : l’an dernier (2024-2025), l’année d’avant (2023-2024), l’autre d’avant (2022-2023) ainsi qu’en 2016-2017.
Chez les défenseurs, Mike Matheson, avec ses 37 points, a terminé au premier rang des pointeurs québécois à sa position. Il est important de mentionner que, n’eût été une blessure, Thomas Chabot des Sénateurs d’Ottawa aurait frôlé les 45 points.
Un nombre total dans la moyenne
Au total, 58 joueurs du Québec ont joué au moins un match dans la LNH en 2025-2026. Depuis 2012-2013, le Québec voit en moyenne une soixantaine de ses représentants évoluer dans la meilleure ligue au monde annuellement, avec un sommet de 65 en 2022-2023 et un creux de 53 en 2015-2016.
Les pires classements pour le meilleur pointeur québécois dans une saison

- 2022-2023 : Pierre-Luc Dubois (87e pointeur de la LNH avec 63 points)
- 2016-2017 : Jonathan Drouin (77e avec 53 points)
- 2025-2026 : Anthony Mantha (71e avec 64 points)
- 2024-2025 : Pierre-Luc Dubois (64e avec 66 points)
- 2023-2024 : Jonathan Marchessault (53e avec 69 points)
- 2014-2015 : Mike Ribeiro (45e avec 62 points)
- 2017-2018 : Jonathan Marchessault (30e avec 75 points)
- 2005-2006 : Simon Gagné (27e avec 79 points)
- 1997-1998 : Pierre Turgeon (24e avec 68 points)
- 2001-2002 : Éric Dazé (22e avec 70 points)