Avec l’inflation qui touche également le prix du matériel scolaire, certaines familles se retrouvent pour la première fois dans une posture financière précaire et doivent demander de l’aide à des organismes.
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«Un enfant qui est emballé d’aller à l’école, mais qui y arrive mal équipé a des répercussions monstres sur son parcours académique», a mentionné Audrey Renaud, directrice générale de l’organisme Regroupement Partage.
Cet organisme a vu les demandes des citoyens augmentées dans les derniers mois. Cependant, elle doit jongler avec un budget moins important.
«On aide 5 000 enfants cette année, c’est super, mais l’année dernière on en avait aidé 7 000. La différence c’est que nous avons perdu des subventions COVID et l’inflation pour notre pouvoir d’achat a augmenté de façon importante. Pour fournir les mêmes quantités d’effectifs scolaires et de denrées alimentaires, on se doit de restreigne à 5 000 ce qui représente environ 5% des besoins réels actuellement sur l’île de Montréal», a-t-elle expliqué.
Elle a confié qu’un enfant qui a le bon matériel scolaire l’aide grandement à poursuivre ses études.
«L’école devrait être un endroit où l’enfant se sent en sécurité et qui est emballé d’y aller, mais quelqu’un qui y arrive à l’école avec un sac papier comme sac à dos et un vieux bout de crayon, il n’arrive pas à chance égale avec les autres étudiants et c’est là que le décrochage scolaire tant à se voir. C’est près d’un enfant sur trois dans certains quartiers à Montréal et ironiquement c’est près d’un enfant sur trois qui vit en insécurité alimentaire», a déploré la directrice générale.