Si les salaires des conducteurs d'autobus scolaire ne sont pas augmentés, la rentrée risque d’être «un cauchemar pour les parents», a averti la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec samedi.
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Malgré les multiples appels au gouvernement et les manifestations, la crise du transport scolaire ne semble pas être en voie de résolution, à quelques semaines de la rentrée.
«Actuellement, les travailleurs et travailleuses du transport scolaire que nous représentons gagnent entre 20 000 $ et 25 000 $ par année. C’est trop peu pour attirer des gens vers la profession et les retenir», a déploré le président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Daniel Boyer.
La FTQ réclame que le gouvernement du Québec bonifie substantiellement le financement du transport scolaire.
«La rentrée scolaire dans plusieurs régions sera un cauchemar pour les parents québécois. Ceci serait le pire scénario pour ces familles déjà aux prises avec des turbulences économiques majeures», a-t-il alerté.
Mi-juin, des conducteurs de véhicule scolaire avaient manifesté devant les bureaux de leurs députés un peu partout au Québec afin de réclamer du gouvernement des investissements importants pour sauver le transport des élèves.
Alors qu’il ne manquerait pas moins de 1500 conducteurs pour assurer la couverture de toutes les régions de la province, les propositions du gouvernement semblaient insuffisantes pour certains d’entre eux qui envisagent de ne pas renouveler leur contrat avec les centres de services scolaires.
La FTQ réclame depuis plus de 5 ans au gouvernement de réinvestir dans ce secteur.
«La hausse fulgurante de l’inflation combinée à la pandémie ne fait qu’empirer le problème de rétention et de recrutement dans l’industrie, a-t-elle dénoncé. Les offres récentes d’augmentation de budget du gouvernement de la CAQ de 3,4 % aux centres de services scolaires sont nettement insuffisantes pour améliorer les conditions de travail et mieux couvrir les coûts inhérents aux opérations dans ce secteur.»
«Il faut prendre toute la mesure de la crise qui secoue actuellement le transport scolaire et envisager une hausse substantielle et rapide du financement public», a martelé la FTQ.
