Guerre Hamas-Israël: «c’est de l’aide au compte-goutte»
TVA Nouvelles
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Le président américain Joe Biden est débarqué en Israël pour réitérer son soutien au pays hébreu dans sa défense contre le groupe terroriste Hamas.
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Sa visite survient au lendemain du bombardement d’un hôpital qui aurait fait des centaines de morts, selon les autorités palestiniennes.
Israéliens et Palestiniens se rejettent la responsabilité de l'explosion qui a provoqué des condamnations internationales et des manifestations dans plusieurs pays musulmans.
Lors la rencontre entre Joe Biden et le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ce dernier a accepté de «laisser jusqu'à 20 camions traverser» la frontière pour acheminer de l'aide humanitaire à Gaza.
Selon Patrick Robitaille, conseiller principal des affaires gouvernementales pour Save the Children Canada, c’est trop peu, car des centaines d’enfants se retrouvent parmi les victimes.

«C’est de l’aide au compte-goutte», dit-il. «Il n’y a pas d’eau, pas de nourriture et la beaucoup de gens qui sont déplacés qui n’ont nulle part où aller.»
L’organisme Save the Children répond aux urgences créées par des catastrophes naturelles, des épidémies, des conflits armés et des déplacements forcés.
«Présentement, c’est impossible de répondre à cette crise», lâche M. Robitaille. «On réussit à peine à donner quelques bouteilles d’eau à un camp où les gens se réfugient, mais ce camp-là se fait aussi bombarder.»
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M. Robitaille explique que les employés de l’organisme se trouvent dans l’impossibilité de venir en aide aux enfants sur place, étant eux-mêmes déplacés.
«Ce n’est même pas une question de l’acheminement de l’aide extérieure où toutes les frontières sont bloquées, mais à l’intérieur c’est difficile, voire même impossible de faire quelque chose pour les aider», explique M. Robitaille. «Les jeunes, les bambins sont présentement complètement apeurés et n’ont aucune idée de ce qui se passe.»
Save the Children Canada demande maintenant un cessez-le-feu.
La route permettant l’acheminement de l’aide entre Gaza et le point de passage de Rafah a été détruite en raison des nombreux bombardements, ce qui empêche les convois d'aide humanitaire de rejoindre les Palestiniens blessés et déplacés.
«Si le point est bombardé et la route qui y mène aussi est bombardée, c’est impossible pour les ambulances de circuler et impossible pour les biens de circuler», dit M. Robitaille.
Voyez l’entrevue complète ci-dessus...