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Guerre en Iran : les prix du pétrole devraient être plus élevés qu’ils ne le sont déjà

Photo d'archives
Photo portrait de Gabriel  Ouimet

Gabriel Ouimet

2026-05-01T20:21:45Z

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Depuis le déclenchement de la guerre en Iran par les États-Unis et Israël le 27 février, six des plus grandes entreprises pétrolières du monde ont engrangé des profits exceptionnels tandis que la facture à la pompe des consommateurs n’a cessé de grimper. Des experts indiquent cependant que le pire a pour l’instant été évité.

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Entre le 27 février et le 1er mai, le prix moyen d’un litre de pétrole a augmenté de 43 cents pour atteindre 1,95 $ à Montréal. Des stations-service du Québec ont même affiché le litre à plus de 2 $ vendredi.

La situation s’explique notamment par le prix du baril de pétrole Brent qui a atteint 119,48 $ US, cette semaine, un sommet depuis 2022.

Des experts jugent toutefois que les tarifs du pétrole ne sont pas aussi élevés qu’ils devraient l’être.

Des perturbations sans précédent, mais des prix plus bas que prévu

Quand la Russie a envahi l’Ukraine en 2022, elle a menacé de retirer plus de 3 millions de barils de pétrole du marché. Elle ne l’a jamais fait, mais l’annonce avait fait bondir le coût du baril au-dessus de 120 $ US.

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Les analystes estimaient que la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran ferait grimper les tarifs bien au-dessus de ceux de 2022, puisque plus de 14 millions de barils ont été retirés d’un coup de l’offre mondiale.

Certains analystes pétroliers interrogés par le réseau américain CNN ont indiqué qu’ils s’attendaient à ce que le prix du baril « dépasse les 200 dollars ».

Voici certains des facteurs qui pourraient expliquer la situation.

Une baisse de la demande

La hausse drastique et rapide des prix du pétrole a provoqué une forte diminution de la demande mondiale. Et quand la demande faiblit, les prix suivent. Cette baisse a donc contribué à limiter la hausse des tarifs.

Les analystes de la firme d’investissements JP Morgan ont chiffré cette décroissance à environ 4,3 millions de barils par jour.

À titre comparatif, la demande avait plongé de seulement 2,5 millions de barils par jour lors de la crise financière de 2019, alors que le prix du baril avait dépassé les 140 $ US.

Certains consommateurs ont indiqué acheter moins de carburant dans les dernières semaines, mais ces changements de comportement n’expliquent qu’une petite partie de l’effondrement de la demande mondiale.

La fermeture du détroit d’Ormuz, où transite habituellement près de 20 % du pétrole mondial, a eu des répercussions importantes en Asie. Les pénuries de matières premières pour le plastique ont notamment forcé des usines pétrochimiques – qui sont de grands consommateurs – à réduire leur production ou à fermer leur porte.

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Les réserves stratégiques et la levée des sanctions contre la Russie et l’Iran

Ensuite, la libération de pétrole provenant des réserves stratégiques et la levée des sanctions par l’administration Trump sur le pétrole russe et iranien ont ajouté quelques centaines de millions de barils supplémentaires à la chaîne d’approvisionnement. La situation a apporté un certain soulagement au marché.

Les réserves de pétrole qui étaient stockées sur des pétroliers et dans des entrepôts avant le début de la guerre, que JP Morgan évalue à 580 millions de barils, expliquent également que les pénuries n’ont pas été aussi importantes que prévu dans certaines régions.

L’augmentation de la production de certains pays

Des pays producteurs, notamment les États-Unis, ont parallèlement augmenté leur production à des niveaux historiques, ce qui a encore accru la disponibilité du pétrole.

Ces augmentations seraient de l’ordre de 8 millions de barils par jour, selon JP Morgan.

Les déclarations de Donald Trump

Depuis le début de la guerre, Donald Trump ne cesse de répéter que l’opération militaire américaine devrait se terminer rapidement.

Les déclarations du président ont jusqu’à présent suffi à calmer les inquiétudes des spéculateurs du marché financier, ce qui a permis de limiter les hausses du coût de pétrole.

Plusieurs analystes soulignent cependant que ces facteurs sont temporaires et que les tarifs pourraient encore augmenter davantage dans un avenir rapproché.

– Avec les informations de CNN et du Washington Post

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