Guerre en Iran, billets à 2 M$... voici les controverses qui vont marquer cette Coupe du monde
On peut s'attendre à beaucoup d'action en dehors des terrains de soccer

Jessica Lapinski
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Si le choix de disputer la Coupe du monde au Qatar, il y a quatre ans, avait été controversé, cette nouvelle mouture du Mondial l’est peut-être encore plus. Trop grosse, trop chère et disputée en partie dans un pays de plus en plus restrictif dans ses politiques migratoires, la Coupe du monde de 2026 ne fera pas juste jaser pour les prouesses des joueurs sur le terrain.
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Des craintes de détention et de déportation pour les visiteurs
Pas moins de 10 millions de visiteurs provenant d’un peu partout autour du globe sont attendus pour le volet américain de la Coupe du monde.
Mais dans le contexte actuel, de nombreux groupes de défense des droits les mettent en garde contre « des violations sérieuses de leurs droits ». Celles-ci incluent un « refus arbitraire d’entrée, des risques d’arrestation, de détention ou d’expulsion », selon The Guardian.
Le tout est en lien avec les politiques anti-immigration du gouvernement Trump et sa police spécialisée ICE. Pour l’instant, on ne sait pas si elle sera présente aux abords des stades, les échos provenant des États-Unis étant contradictoires. Mais certains médias, comme Reuters, rapportent qu’elle ne devrait pas y être.
L’Iran en pleine guerre contre le pays hôte
L’Iran et les États-Unis sont en ce moment en négociation afin de mettre un terme au conflit armé impliquant les deux pays, en cours depuis trois mois.
L’équipe iranienne disputera deux matchs à Los Angeles, les 15 et 21 juin, ainsi qu’un autre à Seattle, le 26 juin. Déjà, il est prévu que la sécurité sera renforcée pour les rencontres à Los Angeles. La police craint notamment des manifestations.
La région de Los Angeles est l’endroit où se trouve la plus forte concentration d’Iraniens en dehors de l’Iran, selon Reuters.
Elle va polluer, cette Coupe du monde
Ce Mondial sera le plus polluant de l’histoire, selon le New Weather Institute. Ce sont 104 matchs qui seront disputés dans 16 villes. Les déplacements, tant des équipes que des partisans, seront donc décuplés.
Selon l’institut, les émissions de gaz à effet de serre seront deux fois plus élevées que la moyenne historique des éditions du tournoi, qui a vu le jour il y a 96 ans.
Des 9 millions de tonnes de gaz carbonique qui devraient être déversés dans l’environnement, 7,7 millions proviennent des déplacements en avion. Et des groupes environnementaux accusent déjà la FIFA de minimiser l’empreinte carbone réelle du tournoi.
Le prix des billets est exorbitant
La FIFA a opté pour une tarification dynamique pour la vente des billets. Les prix fluctuent donc en temps réel selon divers facteurs, dont la demande et la disponibilité notamment, explique Forbes.
Il y a un mois, quatre billets pour la finale, disputée au New Jersey, étaient affichés à presque 2,3 M$ sur le site de revente de la FIFA.
La tarification dynamique n’est pas une façon de faire unique au soccer et à cette Coupe du monde : en fait, la majorité des grandes ligues nord-américaines procèdent déjà de la sorte.
Le but de la manœuvre serait entre autres d’éviter un réseau de revente. Mais 30 % des revenus provenant des billets iront dans les coffres de la FIFA, qui pourrait ainsi s’enrichir de 3 milliards $.
Il fera trop chaud pour les joueurs
L’été au Mexique, dans le sud des États-Unis et même ici, c’est chaud. Trop chaud même pour les joueurs de soccer.
Une étude, rapportée par Reuters, stipule que 25 % des matchs risquent d’être disputés à une température allant au-delà du seuil de sécurité du syndicat des joueurs de soccer professionnels, qui est de 28 °C.
Pour réduire l’effet négatif sur les athlètes, la FIFA a instauré une pause de trois minutes à mi-chemin dans chaque demie, afin qu’ils puissent s’hydrater.
Jouer dans de pareilles conditions pourrait avoir des retombées sur le spectacle. Les joueurs pourraient préconiser un jeu plus conservateur, selon un spécialiste cité par Reuters.