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Israël et le Hamas approuvent la première phase du plan de paix de Trump

Photo portrait de Erika Aubin

Erika Aubin

2025-10-08T21:58:54Z
2025-10-09T01:43:38Z

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Le Hamas et Israël ont accepté mercredi la première phase du plan de paix de Donald Trump, qui prévoit des échanges d’otages ainsi qu’un meilleur accès de l’aide humanitaire dans le territoire gazaoui dévasté par deux ans de guerre.

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« Cela signifie que tous les otages seront très bientôt libérés et qu’Israël retirera ses troupes jusqu’à une ligne convenue, ce qui constituera les premières étapes vers une paix forte, durable et éternelle », s’est réjoui Donald Trump sur son réseau social Truth.

Dans une station balnéaire égyptienne, Israël et le Hamas avaient entamé lundi des négociations indirectes via des médiateurs sur la mise en place du plan de Trump pour un cessez-le-feu.

Photo MEGA/WENN
Photo MEGA/WENN

Le président américain, qui convoite le prix Nobel de la paix, a assuré que « toutes les parties seront traitées équitablement ». Ce message est perçu comme une garantie adressée au Hamas, qui craint la reprise des hostilités après la libération des otages.

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Donald Trump a également salué un « jour historique pour le monde arabe et musulman, pour Israël, pour toutes les nations voisines et pour les États-Unis. »

Pas si vite...

Il n’y a pas de quoi se réjouir trop vite, estime Rachad Antonius, professeur de sociologie à la retraite. « À court terme, les bombardements vont cesser si Israël respecte ses engagements. Ça va donner un petit répit aux Palestiniens », dit-il d’emblée.

Toutefois, l’entente initiée par Trump ne résout pas le fond du problème, selon l’expert. « Qu’est-ce qu’on envisage pour la Palestine ? L’accord ne parle pas de mettre fin à la colonisation par Israël ou à la reconnaissance d’un État palestinien », explique-t-il.

« Tout a été préparé sans demander l’avis des Palestiniens. Ils sont tellement affaiblis par les bombardements qu’ils étaient prêts à accepter n’importe quoi pour que ça cesse », insiste le professeur.

Pendant les pourparlers, l’armée israélienne a continué ses bombardements meurtriers sur le territoire palestinien, affamé et dévasté.

Photo d'archives AFP
Photo d'archives AFP

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Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a salué l’accord, tout en appelant toutes les parties concernées à en « respecter pleinement les termes ».

« Les combats doivent s’arrêter une fois pour toutes [...] La souffrance doit prendre fin », a-t-il déclaré.

2000 prisonniers palestiniens

La première phase prévoit la libération par le Hamas de 20 otages vivants en échange de près de 2 000 prisonniers palestiniens, selon l’AFP. L’échange doit avoir lieu dans les 72 heures suivant le début de la mise en œuvre de l’accord, dont la signature est attendue jeudi. Les otages devraient être libérés lundi, a précisé en soirée Trump sur les ondes de Fox News.

« Avec l’aide de Dieu, nous les ramènerons tous à la maison », a simplement promis le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à propos des otages, dans un bref communiqué.

Benyamin Netanyahou
Benyamin Netanyahou Photo d’archives, AFP

Le président américain a ajouté que « d'autres pays » du Moyen-Orient aideraient à la reconstruction de Gaza, sans donner plus de détails.

Mardi marquait le deuxième anniversaire du 7 octobre, jour le plus meurtrier de l’histoire d’Israël. Au petit matin, les commandos du Hamas avaient mené une série d’attaques meurtrières en plus de tuer plus de 370 personnes sur le site du festival de musique Nova. 

Israël a ensuite déclaré une guerre de représailles devenue sans limites, faisant au moins 67 000 morts, en grande majorité des civils, et près de 167 000 blessés.

- Avec l'AFP

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