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Groenland: les Européens prépareraient une «riposte» aux menaces américaines

AFP

2026-01-07T15:41:11Z

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Les Européens se préparent à «riposter» à toutes formes d'intimidations des États-Unis, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, interrogé sur les intentions affichées de Donald Trump d'acquérir le Groenland.

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«Quelle que soit la forme des intimidations et quelle que soit leur provenance, nous avons engagé un travail (...) au Quai d'Orsay, pour nous préparer à riposter, à répondre et à ne pas répondre seuls» pour être «convaincant et percutant», a déclaré Jean-Noël Barrot sur la radio publique France Inter.

Selon lui, ce travail aboutira «dans les prochains jours» à un plan qui sera partagé avec les principaux partenaires de la France.

Le ministre a rappelé qu'au-delà du Groenland, Washington avait pris récemment des sanctions économiques contre des personnalités européennes, dont l'ancien commissaire Thierry Breton, engagés pour une stricte régulation des technologies.

«Face à ces marques d'intimidation, nous voulons agir, mais agir avec nos partenaires européens», a souligné le ministre, précisant que cela serait discuté lors d'une réunion avec ses homologues allemand et polonais ce mercredi.

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«Nous formons ensemble un triptyque, un trio qui a une capacité d'entraînement sur l'Europe. Et c'est de cette question dont nous allons discuter en même temps», a-t-il ajouté.

Pour Jean-Noël Barrot, en dépit des déclarations de Donald Trump mardi sur les options pour acquérir le Groenland, les États-Unis «sont très attachés à l'alliance transatlantique, à l'OTAN».

M. Barrot a en outre fait part d'une conversation qu'il a eue avec le secrétaire d'État américain Marco Rubio, qui lui aurait assuré que Washington écartait une option militaire.

«Il a écarté qu'on puisse imaginer que se produise au Groenland ce qui vient de se produire au Venezuela», a déclaré le ministre français, en référence à la capture par les États-Unis du président déchu Nicolas Maduro et aux affirmations du président américain selon lesquelles les États-Unis étaient «aux commandes» du pays.

Donald Trump étudie «plusieurs options» pour acquérir le Groenland, y compris «utiliser l'armée», avait déclaré mardi sa porte-parole.

Les Européens avaient affiché quelques heures plus tôt leur soutien à cette immense île arctique, territoire autonome danois.

«Il revient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls de décider des questions concernant le Danemark et le Groenland», avaient déclaré les dirigeants européens, soulignant que le royaume danois fait «partie» de l'OTAN comme les États-Unis, eux-mêmes liés au Danemark par un accord de défense.

Le Groenland et le gouvernement danois ont, eux, appelé à des pourparlers rapides avec le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, espérant dissiper des «malentendus».

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