Grève imminente des travailleurs ferroviaires: Trudeau met de la pression


Raphaël Pirro
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Face à la menace d’une grève imminente des travailleurs ferroviaires du Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) et du Canadien National (CN), Justin Trudeau assure que son gouvernement met la gomme pour éviter le pire avant l’échéance de jeudi.
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«Mon message est très clair: c’est dans l’intérêt des deux côtés de faire le travail et de trouver une résolution à la table de négociations», a déclaré le premier ministre aux médias lors d’une brève sortie à Gatineau, mercredi avant-midi.
«Il y a des millions de Canadiens, de travailleurs, d’agriculteurs, d’entreprises qui comptent sur ces négociations pour faire rouler l’économie canadienne de la bonne façon», a souligné M. Trudeau.
Si un accord n’est pas conclu avant 0 h 01, jeudi, les travailleurs entreront dans un arrêt de travail qui paralysera à coup sûr le transport de marchandises à travers le pays et dont la valeur quotidienne est estimée à environ 1 G$ par jour.
Joint par courriel, le bureau du premier ministre n’a pas voulu dire s’il avait dans ses cartes la menace d’adopter une loi spéciale qui pourrait forcer les travailleurs à continuer de travailler.
Le premier ministre François Legault a pressé M. Trudeau d’avoir «le courage de prendre action» pour dénouer le problème avant que les choses ne s’enveniment et que les dommages sur l’économie ne deviennent trop importants.
Un ministre dépêché à Calgary
Après avoir discuté avec le CN et le syndicat des Teamsters à Montréal mardi, le ministre du Travail Steven MacKinnon a été dépêché à Calgary, mercredi, pour mettre de la pression sur CPKC et d’autres représentants des Teamsters. Des négociateurs du gouvernement fédéral prennent part aux discussions.
Un employé du bureau de MacKinnon confirme que le ministre est sur place pour «leur rappeler l’étendue de ces négociations et l’importance que ça peut avoir s’ils ne parviennent pas à une entente».
«La chose qu’on veut le plus c’est un accord négocié à la table», a-t-on indiqué.
«Réglez ça à la table», avait justement écrit sur X le ministre MacKinnon, mardi. «Les travailleurs, les agriculteurs, les entreprises et tous les Canadiens comptent là-dessus.»
«C’est un enjeu que nous suivons de très proche et que nous prenons très au sérieux», a ajouté Justin Trudeau.
La grève ou le lock-up qui surviendrait advenant l’absence d’une entente verrait environ 9000 travailleurs ferroviaires en arrêt de travail.
Selon un document de CPKC destiné aux actionnaires, la rémunération du PDG de l’entreprise Keith Creel est 159 fois plus élevée que le salaire médian de l’ensemble de ses employés.
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