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Grève à Postes Canada: «Les deux parties sont dans le mur», constate un spécialiste des relations de travail

Photo portrait de Samuel Roberge
2024-12-11T04:00:09Z

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La grève à Postes Canada arrive à un point culminant, selon un spécialiste des relations de travail, puisque la situation financière de la société d’État, déjà précaire, s’empire au jour le jour en raison du conflit et les deux parties à la table de négociation sont toujours aux antipodes.

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«L’heure est grave. Postes Canada est dans le mur. Les deux parties sont dans le mur», plaide l’ex-directeur québécois du Syndicat canadien de la fonction publique, Marc Ranger.

«Je pense que Postes Canada est essentielle parce que c’est le seul acteur qui va partout dans toutes les régions, les régions éloignées, et à des prix [abordables]. Mais c’est là qu’il faut revoir leurs tarifs», indique l’expert.

En entrevue à l’émission Le bilan, mardi soir, M. Ranger affirme avoir «rarement vu un conflit comme celui-là».

La grève en est maintenant à quatre semaines et le syndicat ainsi que la partie patronale sont loin de s’entendre.

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«Ici, à Postes Canada, tout est sur la table ou à peu près. Et ça fait plus de 10 ans qu’ils n’ont pas négocié les parties. Donc, c’est sûr qu’il y a beaucoup d’enjeux», informe l’expert, qui précise que, dans ce contexte, «la solution ne peut pas être un arbitrage imposé, parce qu’il y en a trop eu dans le passé».

M. Ranger se réfère donc au travail du médiateur spécial qui a encore beaucoup de pain sur la planche.

«On n’est plus à parler de congés payés de plus. On est à regarder c’est quoi les principaux enjeux. Et ça, le médiateur peut le faire pour dire: “Voici, laissez tomber telle et telle demande, mais là, il faut vraiment faire des mouvements”», urge-t-il.

Et devant l’échec des négociations actuelles, M. Ranger affirme que les deux parties doivent se donner «un coup de barre».

«Le médiateur doit mettre ses culottes, faire des recommandations qui se tiennent. Il est capable. C’est pour ça qu’il ne faut pas qu’il quitte la table, explique-t-il. Les problèmes d’avoir du service la fin de semaine, lui pourrait voir la voie de passage puis le recommander. Comme chez les infirmières avec la flexibilité, ça prend une recommandation du conciliateur.»

«Ils doivent rester à la table jusqu’au bout, même s’il y a des bouts qui vont être off, mais le médiateur doit faire une ou plusieurs recommandations. Ce n’est pas exécutoire, mais ça va mettre une telle pression sur les parties que ça va sonner la fin de la récréation. Parce que ces 55 000 employés-là ont aussi le droit à des conditions de travail qui sont correctes», assure-t-il.

Voyez l’entrevue de Marc Ranger dans la vidéo ci-dessus.

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