Greg Bird s’amuse à ses débuts à Québec
Les Capitales remportent une importante victoire de 3 à 2


Stéphane Cadorette
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L’ancien des Yankees Greg Bird n’a pas mis de temps à se faire de nouveaux admirateurs à son premier match devant les partisans des Capitales à Québec en produisant le point victorieux dans un gain arraché au compte de 3 à 2 aux Boulders de New York.
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Pour un joueur qui a pris part à 186 matchs dans le baseball majeur avec les mythiques Bombardiers du Bronx, on pourrait s’attendre à ce que Bird se présente au bâton au Stade Canac avec le même calme qu’un retraité à la plage. Et pourtant...
«J’étais très nerveux», a-t-il confié après la victoire. Je veux bien faire. J’arrive tard dans la saison tandis que l’équipe est dans une importante course aux séries. Je veux vraiment aider», a-t-il continué.
Pour aider, Bird a aidé! Dès sa première apparition au bâton comme frappeur désigné au troisième rang de la formation, il s’est offert un simple. C’est cependant en septième manche qu’il a vraiment contribué avec un autre simple, qui a cette fois poussé Ruben Castro au marbre. Il s’agissait du troisième point des Capitales, qui menaient alors 3 à 0.
Pour Bird, c’était un premier point produit avec les Capitales.

Une frousse
Tout semblait confortable, mais les Boulders sont revenus avec deux coups de circuit de suite en début de huitième manche face à Franklin Parra pour donner une bonne frousse.
La menace a pris fin avec des performances sans bavure du releveur payant au Scrabble, d’Evan Rutckyj, ainsi que du pompier Frank Moscatiello, au grand soulagement des 3342 spectateurs.
«C’est tout simplement génial. Les gars m’avaient dit à peu près à quoi m’attendre pour ce match à domicile, mais c’est vraiment spécial. Imaginez tout ce monde, on est mardi et il a plu en fin de soirée! J’apprécie tellement d’être ici. J’adore les vieux stades remplis d’histoire», a renchéri Greg Bird, qui se promet une tournée plus approfondie des lieux quand le tourbillon se calmera.
Victoire cruciale
Dans la palpitante course aux séries dans laquelle les Capitales (56-34) sont impliqués, cette victoire était critique. Les Boulders (52-38) semblent destinés à crouler au quatrième rang et les ValleyCats de Tri-City (53-37) se sont inclinés hier soir.
C’est donc dire que les Caps se donnent une sérieuse option sur la première ou deuxième place dans l’Est.
«J’ai eu chaud, un peu trop chaud, mais on leur a fait très mal. C’est une grosse journée pour les Capitales», a soufflé le gérant Pat Scalabrini, qui a rarement autant savouré sa boisson de choix après un match.
Scalabrini avait de quoi se réjouir, sachant que le deuxième point de son équipe a été produit par l’autre petit nouveau et ancien membre des majeures, Jesmuel Valentin, grâce à un retentissant double en sixième manche. Il a aussi terminé avec deux coups sûrs en quatre présences.
«On a gagné à cause d’eux autres. On était très amorphes au bâton», a souligné Scalabrini.

Solides au monticule
Si les nouveaux se sont imposés au bâton, la soirée au monticule avait des airs plus familiers. Ruben Ramirez a signé sa neuvième victoire cette saison et sa troisième face aux Boulders.
Il n’a donné que trois coups sûrs en sept manches de travail et s’est brillamment sorti d’impasse en septième manche quand un double jeu a mis fin à la menace des Boulders, qui avaient des coureurs aux extrémités des sentiers.
«Cette victoire nous place dans une bonne position. Ça démontre que l’important n’est pas la façon dont tu commences, mais comment tu finis. C’est une sensation géniale de finir de cette façon», s’est-il réjoui.
Les Jackals, qui occupent le premier rang dans l’Est, étaient au repos et reprennent le travail contre les pauvres Greys. Les Capitales n’auront donc pas le luxe de retirer le pied de l’accélérateur pour la série qui se poursuit jusqu’à jeudi face aux Boulders.