Grand Prix du Canada: un Québécois aux premières loges du développement de Kimi Antonelli
Le pilote automobile de Québec, Mikaël Grenier, a vu grandir le meneur au Championnat du monde lors de son passage dans l’écurie du père d’Antonelli


François-David Rouleau
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Kimi Antonelli n’avait pas encore 10 ans qu’il se promenait dans les paddocks de courses automobiles en Europe, errait dans les garages de son père et se retrouvait derrière le volant de puissantes voitures. Le Québécois Mikaël Grenier fut aux premières loges de son développement.
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Avant de se retrouver derrière le volant d’une équipe GT de Mercedes, le pilote professionnel est passé par l’écurie du paternel de celui qui se trouve au sommet du classement du Championnat du monde en F1, Marco.

Dès qu’il pouvait entendre ou voir un moteur, Kimi n’était pas loin dans les parages. Déjà, il dominait largement sur les circuits de karting du Vieux Continent.
« C’était une machine en Europe », a raconté Grenier, 33 ans, en entrevue avec Le Journal. « Il gagnait de grands championnats et nous montrait ses habiletés. »
« Quand on était en courses, il était toujours avec nous. C’était un trippeux de chars et de garage. Il était adorable, colleux et gentil. C’était vraiment un bon garçon. Comme il le montre présentement. »

Famille modeste
À cette époque, son paternel gérait des équipes de courses avec modestie. Mais la famille bolognaise n’avait pas les reins assez solides pour financer Kimi dans son rêve vers la F1. C’est le grand patron de l’écurie Mercedes, Toto Wolff, qui l’a pris sous son aile pour l’amener jusqu’à la F1.
Netflix a d’ailleurs documenté cette épopée dans le court métrage The Seat (Monoplace), mis en ligne en mai 2025.
Selon Grenier, Antonelli n’a jamais oublié ses racines. Et encore l’an dernier, dans les paddocks à Montréal, il se remémorait de bons souvenirs avec celui qui allait devenir le jeune pilote battant des records en F1.
Rapidité dans le sang
« Accomplir ce qu’il a fait à 18 ans, ce n’est pas donné à tous les pilotes. Je n’aurais jamais pu faire ça à cet âge. Je suis impressionné par son niveau de pilotage. L’an dernier, ce fut une saison rock’n’roll durant son passage en Europe sur des circuits qu’il connaissait pourtant. Sans passage par la F2, il est rentré directement en F1 en prenant le siège de Lewis Hamilton. Ce n’est pas n’importe qui. Cette année, il tient tête aux meilleurs. À Miami, il s’est bien battu avec Lando Norris. »
« Il est très, très rapide. »
Ce que cela signifie pour les néophytes de la course automobile ?

Dans le plateau le plus relevé au monde, Antonelli réussit à retrancher de précieux dixièmes de seconde par tour en poussant son bolide à la limite. « Il réussit à extraire 110 % des performances de l’auto et maximise les pneus. Les meilleurs font toujours tout au maximum de leurs capacités. Lui, il l’a », a expliqué Grenier.
Deux pieds sur Terre
« À 19 ans, il a tout le potentiel pour devenir champion du monde. Et il a une bonne voiture », a-t-il ajouté sans en douter. « Il démontre une belle attitude. Il ne laisse pas sa place et il réussit à déstabiliser George Russell. »
Comme l’a exprimé Wolff à Miami, Grenier espère que le jeune pilote gardera les deux pieds sur Terre et qu’il restera mentalement fort.
Il pourra en témoigner en jasant davantage avec le prodige la semaine prochaine à Silverstone. Ils auront de rutilantes Mercedes à livrer à de riches propriétaires.