Grand Prix du Canada : Sous la pluie, les pilotes inquiets de la qualité des pneus
Des averses sont annoncées durant toute la journée, dimanche


François-David Rouleau
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Tout indique que pour une première fois dans cette nouvelle ère technique en F1 cette saison, les bolides rouleront sous la pluie au Grand Prix du Canada, demain. Les pilotes ne sont pas enchantés de chausser les pneus de pluie alors que des averses figurent dans les prévisions toute la journée avec des accumulations de 10 millimètres.
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« Ceux qui ont fait les tests étaient très inquiets, a souligné George Russell, vainqueur de la course sprint, samedi. Ce n’est pas en raison de la puissance ou de l’appui aérodynamique, mais plutôt parce qu’ils sentaient que les pneus n’étaient pas assez bons.
« J’ai essayé ces pneus avec Kimi l’an dernier et la sensation n’était pas très bonne, pour être honnête, a poursuivi Russell. J’ai souvent roulé à travers le gravier en endommageant ma voiture. Le temps nous dira s’ils se sont améliorés. »

Dans ses essais, Antonelli a expérimenté de l’aquaplanage. Le tracé du circuit Gilles-Villeneuve détrempé amènera des défis de plus. Surtout que le mercure ne devrait pas dépasser 12 degrés Celsius selon les prévisions météo.
« Ce sera délicat, car c’est déjà difficile de monter les pneus en température sur une piste sèche. Avec le froid et la pluie, ce ne sera pas évident. Lors des premiers tours, ça glissera et les pneus ne fonctionneront pas si bien », a expliqué Antonelli qui ne veut pas trop s’en faire avant l’après-midi de la course.

Avertissement de la FIA
À Miami il y a trois semaines, la Fédération internationale de l’automobile (FIA) avait émis un avertissement de pluie abondante en devançant le GP de trois heures en raison des orages. La course s’était finalement déroulée sur le sec après un déluge en matinée.

La FIA a encore émis un avertissement météorologique, car les prévisions montrent plus de 40 % de probabilités d’averses tout au long de la journée.
Avec des enjeux de visibilité à bord de bolides hyper puissants qui décélèrent soudainement pour récupérer de l’énergie, la sécurité crée aussi des inquiétudes.

« En ayant une voiture de 1000 chevaux-vapeur, sur un circuit urbain, tu as besoin des meilleurs pneus. De ce que j’entends, ce n’est pas exactement le cas pour les pneus de pluie pour demain. Ce sera nouveau pour moi, a indiqué le champion du monde en titre, Lando Norris.
« Ce sera encore plus difficile sur ce circuit, car il n’y a pas de marge d’erreur et l’adhérence est basse. Ça pourrait être excitant, mais chaotique. Nous ne signons pas pour que ce soit chaotique. Nous voulons l’excellence dans tout. »
Le manufacturier Pirelli multiplie les tests pour améliorer ses pneumatiques intermédiaires et de pluie.