Geoff Molson n’exclut plus le mot en «s»...
Le propriétaire du Canadien évoque la possibilité de voir son club en séries éliminatoires


François-David Rouleau
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SAINT-JÉRÔME | Propriétaire d’un club qui affiche un taux d’efficacité de ,500 cette saison et qui se trouve à six points d’une place en séries éliminatoires, Geoff Molson n’exclut plus de son langage le fameux mot en «s» (ou en «p») qui était interdit en début de saison.
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«On ne sait jamais. Tout est possible», a-t-il répondu à une question sur le sujet après l’inauguration de la patinoire Bleu-Blanc-Bouge à Saint-Jérôme.
Et ce n’est pas pour 2025 ou 2026. C’est pour 2024.

Il faut rappeler qu’à la première sortie publique du Tricolore au club de golf Laval-sur-le-Lac en septembre dernier, le mot en «s» était banni du langage. L’état-major préférait parler de croissance puisque l’équipe se trouve en pleine reconstruction.
Molson avait alors prôné la patience en souhaitant que les résultats parlent d’eux-mêmes.
«Nous aurons la réponse sur la glace, à savoir quand nous réussirons à participer aux séries, avait-il affirmé en septembre. Mais chaque année reste une nouvelle année. Nous verrons comment l’équipe jouera. Mais nous sommes très sérieux quand nous disons que l’emphase demeure le développement.»
Du hockey en avril?
Cinq mois plus tard, le propriétaire majoritaire du club qui montre une fiche de 18 victoires, 18 défaites et sept revers en prolongation a osé rêver à un Centre Bell occupé à la mi-avril.
«On n’est pas loin des équipes du wild card, a-t-il évoqué tandis que son équipe accuse ce retard de six points sur les Red Wings et le Lightning.
«Ça prendrait toute une performance en deuxième moitié de saison et comme Kent [Hughes] en a parlé hier à son bilan, il nous faudrait plus de constance. On espère toujours gagner chaque match.»
«Si l’on réussit à aligner plusieurs victoires de suite, on ne sait jamais», a-t-il ajouté.
Lors des deux dernières saisons avec le système des équipes repêchées, le seuil pour accéder aux séries était à 92 points (2022-2023) et 100 points (2021-2022).
Il faudrait donc toute une poussée pour que le CH y parvienne d’ici la mi-avril. Surtout quand on aperçoit les formations dans la course: Lightning, Capitals et Penguins, entre autres.
Lueur d’espoir
Mais Molson se dit satisfait et fier de la tenue de son équipe depuis le début de la campagne. Il observe le développement de ses jeunes joueurs et voit une progression. Le mot-clé du début de saison, «croissance», a peu à peu bifurqué vers la «constance».
«C’est une bonne nouvelle. Comme Kent l’a dit, la constance est un mot important. On n’est pas encore rendu là. Pour être une équipe de haut niveau, il faut être constant à chaque match. Que ce soit à égalité numérique, en supériorité ou infériorité numérique.
«On est encore en développement.»
À mi-chemin d’une saison qui aurait pu être plus sombre et déjà reléguée aux oubliettes comme l’an dernier, le président du CH se permet donc d’être optimiste en préférant voir la lumière au bout du tunnel.
Il ne veut toutefois pas sauter les étapes. Le plan de Jeff Gorton et la stratégie en place le mettent en confiance.
«Tout le monde voudrait accélérer le processus, mais il faut être patient. C’est important. C’est la première fois de son histoire que ce club est en reconstruction. Je veux que ce soit bien fait. Je suis satisfait du progrès et je veux que cela se poursuive.»