Les policiers envisagent la possibilité que le tireur venu de l’Ouest canadien qui a semé la terreur dans Côte-des-Neiges, lundi, ait voulu s’attaquer à l’entreprise Pornhub, dont l’immeuble qui abrite le siège social a été atteint par des coups de feu.
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Selon les informations obtenues par notre Bureau d’enquête, la police étudie la thèse selon laquelle Seth Hatfield, ce tireur albertain incel qui a tiré sur des policiers à Montréal, avait dans sa mire le géant du divertissement pour adultes.
Ce ne serait donc pas anodin qu’il ait loué une chambre d’hôtel de l’immeuble situé en face du siège social d’Aylo, maison mère de Pornhub.

Selon les informations de l’enquête policière, le suspect aurait d’ailleurs fait feu sur des fenêtres situées près des locaux du géant du divertissement pour adultes, où se trouvaient des employés.
« Ils sont restés cachés sous leurs bureaux pendant un plus qu’une heure. Ensuite tous les employés se sont retrouvés à la cafétéria avec les policiers », a indiqué à notre Bureau d’enquête une ex-employée de l’entreprise, qui a toujours des liens avec ses anciens collègues.

Une autre ex-employée s’est montrée soulagée que personne n’ait heureusement été blessé.
« S’il visait [...] à partir de sa fenêtre [...], ça aurait été probablement possible [d’atteindre des employés]», a-t-elle dit, au sujet du tueur.
Fait à noter, plusieurs employés de Pornhub étaient en télétravail au moment du drame.
« Il n’y avait pas beaucoup de gens au bureau quand c’est arrivé hier », a expliqué une troisième source.
Haine de la porno
Rappelons que dans le manifeste de 104 pages qu’il a laissé, le tueur exprimait notamment sa haine envers l’industrie de la pornographie et les compagnies internationales actives dans ce domaine.
Le tueur mentionnait notamment que « les sièges sociaux de compagnies de pornographie internationales » constituaient une cible « de classe A » valide.
« La visite de sites pornographiques contribue grandement à la richesse bourgeoise, et l’industrie en entier est un de nos ennemis les plus répugnants et malins », écrit-il.
La direction d’Aylo a finalement réagi, mardi.
« La sécurité de notre communauté est notre priorité absolue », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’elle était « au courant » des liens possibles évoqués dans les médias entre la fusillade et sa société.
« L’enquête est en cours, nous ne spéculerons pas sur les motivations ni ne communiquerons d’informations non confirmées », a-t-elle conclu.
– Avec la collaboration de Kathryne Lamontagne et de Nora T. Lamontagne