La communauté juive de Montréal a rendu hommage à l’un des leurs, tué lors d’un échange de coups de feu entre des policiers et le tireur, lundi.
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« Le CIJA pleure la perte tragique de Michael (Michel) Moshe Mizrahi, un membre bien-aimé de la communauté juive de Montréal, victime innocente des événements d’aujourd’hui », écrit sur Facebook le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA).

« Nos pensées et nos plus sincères condoléances accompagnent sa famille, ses amis et ses proches dans cette épreuve d’une douleur inimaginable. Que sa mémoire soit une bénédiction », poursuit l’organisme.
L’homme de 68 ans a été tué par balles lundi. Des vidéos particulièrement troublantes de sa mort ont circulé sur les réseaux sociaux, montrant M. Mizrahi pris en étau dans la ligne de tirs entre le suspect et les policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).
Un Montréalais « plein d’amour »
Une connaissance de M. Mizrahi a mentionné au Journal que la mort du sexagénaire était un « accident » et qu’il était décédé « sur-le-champ ».
« On jasait très souvent. C’était toujours un plaisir de le voir. C’est un homme plein d’amour. Il prenait son café au Starbucks, c’était son coin, sa synagogue n’était pas loin », confie David Kakon, membre du Centre communautaire MADA, situé à quelques pas de la scène de crime.

Selon lui, Michael Moshe Mizrahi était un « homme plein d’amour ».
« On se sent à l’abri ici, la paix règne, et là ce genre d’événement arrive », se désole David Kakon.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission de Marc Boilard, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
Père de 3 enfants
Selon nos informations, M. Mizrahi était père de trois enfants. Il devait normalement rencontrer son fils lundi matin, mais la réunion n’a jamais eu lieu en raison du drame.
« Il avait un grand cœur, une grande âme, avec une gentillesse exceptionnelle, tout le monde l’aimait. Il était toujours là pour aider, un exemple pour toute la communauté. C’est une grosse perte », affirme le Rabbin Mendel Raskin, à la tête d’une synagogue fréquentée par la victime.
« Tout ce qu’on peut faire à sa mémoire, c’est de suivre l’exemple qu’il était, faire du bien autour de nous, et faire de ce monde un meilleur endroit. C’est la meilleure chose qu’on peut faire à sa mémoire », ajoute-t-il.
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