Freiner le trio de Nick Suzuki: une motivation supplémentaire pour Anthony Cirelli


Mylène Richard
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TAMPA | À défaut d’avoir pu représenter le Canada aux Jeux olympiques, Anthony Cirelli se rabat sur le bal printanier dans la LNH, durant lequel son principal objectif est de ralentir le premier trio du Canadien.
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Une tâche qu’il accomplit à merveille en compagnie de ses compagnons de trio, Brandon Hagel et Jake Guentzel.
Nick Suzuki, Cole Caufield et Juraj Slafkovsky ont beau avoir contribué à quatre filets sur l’attaque massive en deux rencontres éliminatoires, ils n’ont pas trouvé le fond du filet à forces égales.
« Notre trio aurait pu certainement faire un meilleur boulot et contribuer davantage à cinq contre cinq, a admis Suzuki après la défaite de 3 à 2 en prolongation, mardi, en Floride. J’espère qu’on pourra y parvenir au prochain match [vendredi à Montréal]. »
« Ils sont bons et créatifs offensivement. On tente simplement d’être alertes quand ils sont sur la glace. Ce n’est pas facile de les réduire au silence complètement en raison de leur dynamisme. Il faut juste limiter leurs chances de marquer », a analysé Cirelli mercredi.
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Une pluie de compliments
Même ses coéquipiers sont impressionnés par la besogne accomplie par l’Ontarien de 28 ans.
« On dirait qu’il arrive à lire les jeux avant même qu’ils se produisent, selon la position des joueurs en zone neutre. Il éteint aussi les feux en zone défensive. En plus de gagner plusieurs batailles, il est très responsable », a observé l’attaquant Gage Goncalves.
Le dévouement de ce « travailleur acharné » a également été louangé par son entraîneur-chef, Jon Cooper.
« Il est d’abord fiable. Mais surtout, il joue chaque présence comme si c’était sa dernière dans la ligue. Parfois, des gars veulent simplement amasser des points, mais il ne fait pas ça. Il retire beaucoup de fierté à empêcher ses rivaux d’enfiler l’aiguille, peut-être même plus que marquer lui-même. Ce genre d’attitude altruiste est contagieuse. C’est un modèle pour les jeunes parce qu’il se préoccupe de tous les aspects du jeu, pas seulement offensivement », a expliqué le coach du Lightning.
Difficile à avaler
Cette saison aurait dû être exceptionnelle pour Cirelli, mais une blessure au bas du corps l’a empêché de prendre part aux JO de Milan-Cortina, en Italie.
« Ce fut éprouvant. Si je n’étais pas capable de jouer mon style, si j’étais limité, ça n’allait pas aider l’équipe canadienne. La pilule a été dure à avaler. Mais mon objectif était de retrouver la forme et d’être prêt pour les séries. »
Cirelli pourrait aussi mettre la main sur le trophée Selke, remis à l’attaquant défensif par excellence de la LHN, un prix que reluque aussi Suzuki.