Le Lightning veut tenir le rôle du méchant à Montréal

Mylène Richard
Partager
TAMPA | Le Lightning a présenté son côté obscur mardi soir, face au Canadien, et les joueurs ont embrassé ce rôle avec plaisir.
• À lire aussi : Charle-Édouard D’Astous fait le voyage à Montréal
• À lire aussi : « C’est un jeu »: Martin St-Louis défend Kirby Dach
• À lire aussi : « J’ai fait une erreur » – Yanni Gourde
« Tout le monde veut être le héros, mais parfois, c’est encore plus amusant d’être le méchant. On adore remplir ce rôle », a exprimé l’attaquant Gage Goncalves, mercredi, avant de prendre l’avion vers Montréal, où aura lieu le troisième match de la série égale 1 à 1.
L’entraîneur-chef Jon Cooper avait annoncé ses couleurs en insérant dans sa formation le gros attaquant Scott Sabourin, dont la réputation n’est plus à faire. Il a frappé tout ce qu’il pouvait.
« Quelqu’un doit être le méchant et nous sommes à l’aise avec ça, avait dit Cooper après la victoire de 3 à 2 des siens en prolongation. C’est un groupe déterminé. Notre manière de jouer nous a permis de nous rendre en séries. »
Cette robustesse n’a pas tant surpris les visiteurs, qui ne se sont pas laissés intimider.
« C’est le mandat de cette équipe-là cette année. Mais on était là. Côté physique, on est capables d’être là. C’est une game de séries, c’est une bataille », a rappelé mardi l’entraîneur du CH, Martin St-Louis.
« On s’est soutenus »
Le club de la Floride avait également provoqué plusieurs mêlées au Centre Bell le 9 avril, dans une rencontre ponctuée de 126 minutes de punition.
« On s’est soutenus, a assuré le défenseur Kaiden Guhle au sujet du deuxième match de la série. On n’a pas été souvent les instigateurs. On a attendu de voir ce qu’ils faisaient. On ne se laisserait pas faire. On a bien réagi. »
« On se défend quand on en a besoin et on leur rend la vie difficile quand on est dans leur zone », a renchéri le Québécois Mike Matheson.
Au Centre Bell
Cette énergie, le Lightning souhaite l’apporter dans ses valises afin de faire face à l’hostilité du Centre Bell.
« Nous sommes fébriles à l’idée de jouer à Montréal. Les partisans sont endiablés, mais c’est pour ça qu’on joue au hockey. Si tu n’aimes pas jouer dans des amphithéâtres effervescents, remplis de fans passionnés, tu n’as pas choisi le bon métier », a souligné Goncalves mercredi.
« On a joué souvent là et je me rappelle avoir regardé à la télévision plusieurs matchs éliminatoires du Canadien quand j’étais jeune, a poursuivi le Britanno-Colombien de 25 ans. La foule semblait incroyable. Peu importe si tu es hué ou applaudi, pour moi, je trouve ça excitant. Ça procure de l’énergie. »