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Frappes américaines au Venezuela: une intervention militaire axée sur le pétrole, selon un chercheur

Photo portrait de Doualeh Ibrahim

Doualeh Ibrahim

2026-01-03T23:20:20Z
2026-01-04T01:08:42Z

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L’intervention militaire américaine au Venezuela, menant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, aurait pour objectif principal le contrôle des ressources pétrolières du pays, estime un chercheur universitaire. 

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«Je suis de ceux qui pensent que l’intervention, ce qui s’est passé aujourd’hui, c’est essentiellement le pétrole. Ce n’est à peu près rien d’autre», a affirmé Yvan Cliche, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal, sur les ondes de LCN, samedi.

Selon M. Cliche, l’opération des forces américaines pourrait être connectée à une promesse de Donald Trump de réduire de 50% le prix de l’essence aux États-Unis.

«Il faut dire que la popularité d’un président aux États-Unis est pas mal corrélée et est liée de façon assez étroite au prix de l’essence. Pour le président Trump, en théorie, ça veut dire effectivement que l’une de ses promesses fortes pourrait être respectée», a-t-il expliqué.

«Un nuage noir sur l’économie canadienne» 

Yvan Cliche croit qu’un contrôle du pétrole vénézuélien par les États-Unis pourrait devenir une menace contre l’économie pétrolière canadienne.

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«C’est un nuage noir au-dessus de l’industrie canadienne. Il n’y a aucun doute. Le Canada produit essentiellement du pétrole qu’on dit lourd, qui est exactement le même pétrole qu’on retrouve au Venezuela», a indiqué le chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de l’Université de Montréal.

Selon le stratège de marché chez R.J. O’Brien, Simon Brière, un contrôle des ressources pétrolières vénézuéliennes par les États-Unis pourrait mettre le Canada en position de faiblesse lors de la renégociation de l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM).

«Pour nous, notre économie canadienne, ce n’est pas nécessairement favorable, parce que les États-Unis viennent de mettre la main, si on veut, sur un substitut à notre pétrole canadien», a mentionné le spécialiste économique.

Yvan Cliche souligne que le gouvernement de l’Alberta pourrait demander de nouvelles voies d’acheminement de pétrole en dehors du marché américain afin de compenser les pertes de revenus.

«Il faut rappeler que le Canada, c’est quand même 4 millions de barils de pétrole par jour acheminés vers les États-Unis, essentiellement via des oléoducs», a mentionné le chercheur universitaire.

Voyez l’entrevue complète avec Yvan Cliche dans la vidéo ci-dessus.

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