Tous les résultats
Publicité

Formule tout-inclus pour l’unité défensive des Alouettes de Montréal

Marc-Antoine Dequoy a été l'auteur d'une interception, le 7 juin 2024, à Winnipeg.
Marc-Antoine Dequoy a été l'auteur d'une interception, le 7 juin 2024, à Winnipeg. Photo fournie par JASON HALSTEAD/LCF.CA
Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2024-08-09T23:35:00Z
2024-08-10T16:48:25Z

Partager

Que le quart-arrière des Alouettes soit Cody Fajardo, Davis Alexander ou encore Gee Grenouille, l’unité défensive semble toujours donner une chance au club montréalais de remporter ses matchs. 

• À lire aussi: David Dallaire, une arme secrète pour les Alouettes

• À lire aussi: Peut-être le jeu le plus sous-estimé au football, selon Anthony Calvillo

• À lire aussi: De la poutine gratuite pour les joueurs des Alouettes!

• À lire aussi: Le secret d'ado de Geoffrey Cantin-Arku

Les Alouettes (7-1) ont ainsi cédé seulement 168 points à l’adversaire en huit parties cette saison, ce qui représente une moyenne de 21 points alloués par rencontre. Et cela inclut évidemment les points qui ont été accordés par l’attaque, comme ce fut le cas la semaine dernière, quand Alexander a lancé une interception que les Tiger-Cats (2-6) ont ramené dans la zone des buts.

Tout ce dont les Alouettes semblent avoir besoin, c’est d’un quart-arrière en mesure de gérer le ballon et Alexander peut très bien le faire. S’il faut inévitablement marquer quelques points pour remporter un match de football, la défensive semble s’occuper du reste.

«Comme unité défensive, on essaie d’éliminer les jeux explosifs de l’attaque adverse, analyse plus concrètement le maraudeur Marc-Antoine Dequoy. En regardant les résultats à travers la ligue, on constate que les équipes qui gagnent ont souvent réalisé des gros jeux à l’offensive. En évitant de donner ces jeux explosifs, ça vient expliquer notre succès. C’est difficile pour une offensive d’attaquer quand les zones profondes sont bien couvertes.»

Publicité
Embêter Bo Levi Mitchell

Le quart-arrière des Tiger-Cats Bo Levi Mitchell menait facilement la Ligue canadienne de football avec une moyenne par match de 322 verges de gains par la passe avant la rencontre de la semaine dernière, à Hamilton, face aux Alouettes. Or, il a été limité à une récolte 240 verges par la voie aérienne quand les Alouettes l’ont emporté 33 à 16. Mitchell a surtout été victime de deux interceptions, commises par Bryce Cosby et Kabion Ento.

«Le succès d’une défensive passe par la cohésion, la communication et la confiance envers ses coéquipiers et ses entraîneurs, souligne Cosby, qui en était à sa première interception en carrière dans la LCF. Dans ce cas-ci, Noel Thorpe nous place dans une position favorable pour réussir des jeux. Il nous prépare bien d’une semaine à l’autre.»

«Comme des vacances»

Cette préparation impliquant Thorpe, coordonnateur défensif, et ses joueurs demeure ce qui fait la différence. En plus d’un système étanche permettant d’éviter les jeux adverses en zone profonde, les tendances de l’attaque adverse sont étudiées avec minutie. Au moment où un match commence, ne reste plus qu’à s’amuser... ou presque.

«En se préparant bien, on voit les jours de match comme des vacances, honnêtement, a illustré Cosby. Ça devient le temps d’avoir du plaisir, tout en restant calme, mais en se servant de notre vitesse.»

Prochaine destination: un tout-inclus au stade Percival-Molson, samedi soir, à nouveau contre les Ti-Cats. Il reste à trouver une façon d’inscrire un maximum de points pour faciliter le travail de l’unité défensive. Les Tiger-Cats sont au dernier rang de la LCF avec un total de 254 points accordés en huit matchs, soit une moyenne de près de 32 par partie.

Pendant que Fajardo se remet toujours d’une blessure, c’est Alexander qui devrait être le quart-arrière partant contre Hamilton. Il demeure sans aucun doute beaucoup plus fiable que Grenouille, du désormais célèbre film Le Porteur d’Eau.

Publicité
Publicité