Alouettes de Montréal: peut-être le jeu le plus sous-estimé au football, selon Anthony Calvillo


Benoît Rioux
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Maintenant que Caleb Evans est blessé pour le reste de la saison, c’est là que son utilité risque de sauter aux yeux des partisans des Alouettes.
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S’il a éprouvé des difficultés à son seul départ au poste de quart-arrière, le 25 juillet contre les Roughriders de la Saskatchewan, Evans demeurait particulièrement efficace pour de courts gains au sol, par exemple sur un troisième essai et une verge à franchir.

«Je pense que c’est probablement le jeu le plus sous-estimé par les partisans, a avancé le coordonnateur offensif Anthony Calvillo, qui a lui-même joué pendant 20 saisons dans la Ligue canadienne de football au poste de quart-arrière. Pour plusieurs, ils regardent les matchs et c’est quelque chose qui semble se faire automatiquement, mais il y a beaucoup de détails derrière un tel jeu. Et parfois, ça peut définir le résultat d’un match.»
La bonne personne
L’importance des courts gains au sol est d’autant plus vraie dans la LCF qu’on y retrouve du football à trois essais. Pour remplacer Evans, qui est touché à un genou, les Alouettes n’ont pas hésité à embaucher le vétéran Dominique Davis plus tôt cette semaine. À l’entraînement, on l’a vu s’exécuter et sauter par-dessus la ligne de mêlée.
«C’est très crucial d’avoir la bonne personne dans ce rôle et, avec les blessures au sein de l’équipe, nous avons estimé que Dominique Davis, à ce point-ci, est une bonne option», a estimé Calvillo.
Autre départ pour Alexander?
Comme la semaine dernière, c’est Davis Alexander qui a pris la majorité des répétitions au poste de quart, Cody Fajardo se remettant toujours d’une blessure. Il devrait ainsi avoir l’occasion d’effectuer le départ samedi, au stade Percival-Molson, contre les Tiger-Cats de Hamilton.
Vendredi dernier, dans la victoire de 33 à 16 des Alouettes à Hamilton, Alexander avait réalisé 19 passes en 27 tentatives pour des gains de 262 verges. Pendant ce temps, Evans avait notamment parcouru 10 verges en trois courses, dont un jeu d’une verge pour un touché au quatrième quart. Il s’agissait d’ailleurs d’un quatrième majeur au sol, cette saison, pour Evans.